Un froid glacial dans les rues de Toulouse en ce samedi 3 janvier où l’intersyndicale des agriculteurs de Haute-Garonne et la Coordination rurale avaient donné rendez-vous aux éleveurs du département. Ils protestaient contre l’abattage, dans l’Ariège, de 106 vaches alors que la totalité du troupeau avait été vacciné contre la dermatose nodulaire contagieuse.
Des décennies de labeur et un capital génétique sacrifiés
Plus d’une centaine d’éleveurs se sont retrouvés devant le Palais de Justice avant de parcourir les rues du centre -ville, portant 106 croix de bois figurant les bêtes sacrifiées au nom du sanitairement correct. De nombreux responsables de la Coordination Rurale arboraient un bonnet jaune, symbole de révolte populaire depuis que les Gilets Jaunes ont adopté cette couleur en 2018. A signaler un grand nombre d’agricultrices très mobilisées dans la défense de leurs bêtes et qui m’ont dit combien elles étaient attachées à celles-ci, d’ailleurs issues comme presque toujours en France, d’une rigoureuse sélection, entreprise depuis des générations. Une perte irréparable.
Le cortège était précédé d’un petit tracteur sur lequel les manifestants avaient installé une vache en plastique. Un défilé calme et digne, qui tranchait avec les habituelles manifs de l’ultra-gauche toulousaine, les débordements de leurs militants et les dégradations diverses et variées qui coûtent une blinde à la municipalité, qu’il s’agisse de feux de poubelles ou de panneaux de signalisation volontairement endommagés quand ils ne sont pas détruits. Quelques pancartes, Macron Démission ou Non au Mercosur, étaient brandies par des jeunes gens sous le regard des CRS devant leurs camions.
Le cortège s’arrêta place du Capitole devant une mairie cadenassée. Après avoir mis un genou à terre, l’assemblée observa une minute de silence afin de rendre hommage à ces bêtes passées de vie à trépas en un rien de temps alors que les escrologistes se mobilisent pour les loups ou remuent ciel et terre pour importer des ours du fin fond des Balkans mais pratiquent de Conrart le silence prudent s’agissant de notre cheptel ovin ou bovin. Après une Marseillaise émouvante, chacun regagna ses pénates le cœur serré et fortement contrarié par l’absence de tout responsable politique. Le maire Moudenc, qui aime tant serrer des mains lors de la Fête de la Musique, de la Gay Pride ou des manifestations sportives, était invisible, tout comme d’ailleurs les élus du RN.
Certes, l’agglomération toulousaine compte peu d’agriculteurs. Mais cette crise concerne l’ensemble des Français et l’avenir de notre pays, déjà dépotoir des poulets lavés à l’eau de javel provenant d’Ukraine qui enrichissent un pote mafieux de Zelensky, et futur réceptacle des bovins d’Amérique du sud. Le tout pour le plus grand plaisir d’Ursula Van der Leyen et d’un certain Donald Trump. Pauvre France.
Françoise Monestier







