LFI

LFI n’est pas finie

Eu égard à la dramatique affaire Quentin Deranque, une partie non négligeable des Français pense qu’il en est fini de LFI. Rien n’est moins sûr.

Jeter un regard froid, lucide et rapide sur les différentes « sociologies » qui composent le vote LFI oblige à laisser (temporairement ?) dans sa poche l’acte de décès de la formation mélenchonienne.

La fraction afro-maghrébine de l’électorat LFI ne modifiera pas son vote. Ou dans des proportions totalement marginales. Pour cette frange de l’électorat, la mort de Quentin « n’est qu’une histoire de Blancs impliquant uniquement des Blancs ». Ou pour reprendre des mots plus usités parmi ces populations : une histoire de Gwers, de Babtous.

Le lumpen-prolétariat extra-européen a les yeux uniquement rivés sur des thèmes très identifiés et qui le concerne lui et presque lui seul : la lutte contre la prétendue islamophobie, le soutien « aux frères et aux sœurs de Gaza » (sic), la non-obstruction à la construction de mosquées géantes, la mise en cause sans nuance des forces de l’ordre (« la police tue »), les aides sociales accordées par les mairies dont bénéficient largement les allogènes, la perpétuation de la culture de l’excuse dans les harangues mélenchoniennes, le fait de détourner le regard sur certains trafics, la mise en place progressive dans certains lieux de zones sexuellement séparées, l’hallalisation des menus dans les cantines scolaires etc. Sur tous ces points, LFI donne entière satisfaction (au moins dans les discours) aux Remplaçants.

Resserrer les rangs

Du côté de la gauche mouvementiste et activiste, la mort de Quentin a permis de resserrer les rangs. Les groupes antifa hurlent au complot « capitaliste-fasciste », à l’extrême-droitisation de la société voire invoquent la « légitime défense » (!!!) concernant les tragiques événements lyonnais. Or, seule LFI a pris la défense (plus ou moins timidement selon les moments et les plateaux TV) des fils à papa de la Jeune Garde ainsi que de toute la funeste galaxie « antifa ».

Malgré quelques critiques purement formelles et de façade, LFI a tenté de voler au secours de sa branche armée en lui trouvant toutes les circonstances atténuantes possibles et imaginables.

Il faut parier que cette mouvance antifa, à défaut de peser aussi lourd dans les urnes que l’aile afro-maghrébine de l’électorat LFI, continuera d’exercer sa politique de terreur en marge des mouvements sociaux pour empêcher coûte que coûte l’émergence d’un pôle social-nationaliste. Et sur ce point précis, les antifas continueront de bénéficier de l’indulgence voire de l’appui discret de l’Extrême-Centre.

Sur internet, tout l’écosystème « LFI-NFP » de Blast en passant par le Média jusqu’à Mediapart sans oublier les principaux influenceurs de ce cloaque politique, ont mis les bouchées doubles dès le matin du 13 février et l’annonce de la mort de Quentin pour fustiger « la violence fasciste », cracher sur le cadavre de la victime et nier le caractère criminel de ce lynchage (1). Toute cette mediasphère LFI-NFP conditionne les cerveaux d’une part non-négligeable de l’électorat LFI. Celle issue de la petite-bourgeoisie intellectuelle déclassée et/ou en voie de paupérisation (professeurs, artistes, universitaires etc.). On peut donc supposer que là aussi, cette branche de l’électorat LFI ne se détournera nullement de son champion. Il suffit d’ailleurs de se rendre sur les réseaux sociaux et dans les espaces commentaires sous les articles de la presse conventionnelle consacrés à la mort de Quentin pour finir de s’en convaincre.

Au final, seule la frange (minoritaire) de l’électorat LFI issue des catégories socio-professionnelles supérieures ou des retraités de la classe moyenne pourrait faire désertion et se réfugier chez le centriste Gabriel Attal ou accorder ses suffrages au social-démocrate Raphaël Glucksmann et à son parti Place Publique.

Au-delà de la fidélité à toute épreuve et de la loyauté fanatique d’une large partie de l’électorat LFI, ce sont les autres partis de gauche qui permettront à LFI de rester au centre du jeu politique. PS, PCF et EELV savent pertinemment qu’ils ne peuvent rien espérer au plan national sans établir un partenariat avec LFI. Même à l’échelon local, dans le cadre des municipales, des accords de second tour auront inévitablement lieu entre LFI et les autres formations de la gauche hexagonale. Sans même attendre le second tour, dans plusieurs communes, des listes communes NFP existent d’ores-et-déjà. Et pour la présidentielle, la Gauche sait qu’elle ne pourra se hisser en finale qu’avec un candidat LFI.

Pour le plus grand malheur du pays, LFI n’a donc pas fini de distiller son poison dans le corps social français.

Maurice Gendre

1) Il convient ici de saluer l’œuvre de salubrité publique et éthique des Youtubeurs Nicolas Faure et Kroc Blanc pour leur travail de compilation des pires sorties et déclarations de la Gauchosphère depuis une dizaine de jours. Des pièces à ajouter au symbolique dossier d’accusation, déjà fort lourd, de cette mortifère mouvance.

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