Le 25 mars a débuté devant la cour d’assises d’Angoulême le procès en appel du Français Loïck Jammes, de l’Irlandais Dennis Coulson et du Néo- Zélandais Rory Grice, trois jeunes rugbymen du club de Grenoble condamnés en première instance à quatorze ans de réclusion pour les deux premiers et à douze ans pour le troisième. Tous reconnus coupables, alors qu’ils étaient très éméchés, du viol (consenti selon eux) d’une étudiante quant à elle saoule comme une grive.
Des peines très lourdes si l’on considère que, rencontrée dans un bar, la jeune femme les avait volontairement accompagnés dans leur hôtel de Mérignac à l’issue de leur fin de match, très arrosée, contre le club de Bordeaux-Bègles. Mais certains violeurs semblent moins excusables que d’autres aux yeux d’une certaine magistrature — et d’ailleurs des ligues féministes.
Le 21 septembre 2024, le cadavre d’une autre étudiante, Philippine Le Noir de Carlan, 19 ans, était retrouvée dans un taillis du bois de Boulogne et l’autopsie devait révéler qu’elle avait été auparavant traînée, molestée et violée par son agresseur, Taha Oualidat.. Rapidement identifié par la police, ce clandestin marocain de 22 ans fut interpellé en Suisse, d’où il fut ensuite extradé vers la France.
Oualidat était bien connu des services de police et de justice puisqu’il avait été condamné pour viol avec violences le 5 octobre 2021 par la cour d’assises des mineurs du Val-D’oise à sept ans d’emprisonnement. Avant d’être libéré dès le 20 juin 2024… et de disparaître dans la nature suite à une Obligation de quitter le territoire français, jamais exécutée.
Conséquence de cette négligence coupable : la mort atroce infligée à Philippine. N’y a-t-il pas distorsion flagrante entre l’indulgence manifestée au Marocain (qui a reconnu l’assassinat de sa victime mais prétend « ne pas se souvenir des circonstances »), et la rigueur des peines infligées, pour le même crime, aux rugbymen de Grenoble, il est vrai non racisés ?
Claude Lorne







