triomphe

La gloire du « Triomphe »

Après la disparition des maitres de la BD catholique, ce milieu fut colonisé par « l’esprit de mai 68 », style Charlie et par les manga d’origine japonaise. Le bibliothécaire marseillais Jean-Claude Faur, avec sa revue Bédésup, était plutôt isolé dans sa riposte. Il nous a hélas quitté en 1996, mais c’est pour lui rendre hommage que nous avons ouvert cette rubrique Bédésup, qui traite de l’actualité bédéphilique.

A la fin de ce mois de novembre, l’équipe (auteurs et dessinateurs) qui travaille pour la maison d’édition Le Triomphe, était venue en force au salon du livre d’histoire de Versailles. Ce salon s’est imposé au fil du temps comme le plus grand rendez-vous des amateurs d’histoire : prés de 200 auteurs, et des dizaines de milliers de visiteurs. Les éditions du Triomphe, qui ont fêté leur 30e anniversaire, l’an dernier, occupaient en force la bulle consacrée aux ouvrages pour la jeunesse, avec la présence d’une dizaine d’auteurs maison, qui présentaient leurs nouveautés. Parmi ces nouveautés, notons celles entrant dans la collection des biographies en bande dessinée : Clovis, du Guesclin, Bigeard, Louis XI, ou encore la double biographie des pères Sevin et Doncoeur, les deux jésuites qui ont développé en France la pédagogie de Baden Powell. Le titre de cette BD : Donner sans compter. La maison sort aussi une BD sur les Invalides et une autre sur la Légion, tandis qu’est annoncée une biographie en BD de Benoît XVI.
Cela fait longtemps que la BD ne s’adresse plus exclusivement aux enfants. Qui plus est, cet outil de communication a révélé ses vertus pédagogiques, et dans le domaine du livre, c’est le seul secteur toujours en excellente santé (on voit en ce moment le succès du dernier « Astérix », du dernier « Blake et Mortimer », du nouveau « Gaston Lagaffe », qui sont autant de best-sellers de Noël). A l’heure où Internet fait disparaitre les dictionnaires, les encyclopédies, les livres de cuisine, et plus généralement les publications se voulant exhaustives sur un thème unique, la BD sauve l’édition d’un naufrage annoncé. En outre, par son format, la BD traditionnelle se lit mal sur les liseuses, ce qui lui assure encore de très beaux jours.
Les Editions du « Triomphe » occupent depuis trente ans des locaux installés au 1er étage du 7 rue Bayen Paris (17e). En 2024, ils devraient rejoindre la maison-mère, le navire amiral du Groupe Média Participation, 57 rue Gaston Tessier à Paris (19e), où se trouvent déjà d’autres filiales très connues comme Dargaud, Dupuis, Lombard, Mame, Fleurus, et l’hebdomadaire Famille chrétienne, avec un chiffre d’affaires consolidé de 700 millions d’euros.

Agathon

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