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Le Pape au monument des « martyrs » FLN

Simple hasard ? C’est le jour de la fin du ramadan qu’est tombée la nouvelle : s’il s’était rendu en Corse et surtout à Marseille, « ville plurielle » et « riche de ses communautés », le pape François avait toujours refusé une escale à Paris. Son successeur, lui, sera à partir du 13 avril en Algérie où sa première visite le conduira au monument inauguré le 5 juillet 1982 pour marquer les vingt ans de l’indépendance de l’Algérie et ainsi célébrer la mémoire des « martyrs » du FLN tombés pour « la liberté ».

Après une rencontre avec le président Tebboune, le Saint-Père se recueillera à la Grande Mosquée d’Alger.

On veut bien que, fidèle adepte du Numide saint Augustin, le Saint-Père ait tenu à ce voyage en terre barbaresque afin de se rendre — le 14 avril — à Annaba (Bône) où est prévue une messe dans la Basilique Saint-Augustin après une rencontre avec la communauté augustinienne.

Mais il ne peut ignorer que les aéroports qu’il empruntera, Alger-Houari Boumediene et Annaba-Rabah Bitat, sont dédiés à deux des chefs les plus sanglants du FLN. Il ne peut ignorer non plus que le régime actuel n’a aucune bienveillance — euphémisme — pour les Berbères, dont saint Augustin faisait partie. On pouvait d’ailleurs lire sur les murs d’Alger après l’indépendance cette gigantesque inscription : NOUS SOMMES DES ARABES, DES ARABES, DES ARABES. Quel mépris donc, pour les vrais indigènes de ce pays, alors que Léon XIV idolâtre les Péruviens !

Si le pape visite un jour la France, s’arrêtera-t-il à Perpignan où s’élève depuis 2007, dans le jardin du Couvent Sainte-Claire de la passion, l’imposant Mur à la mémoire des Français, civils (dont nombre de femmes et d’enfants) et militaires, enlevés en Algérie par le FLN entre 1954 et 1963 et disparus à jamais ?

La Rédaction

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