« Plusieurs milliers de manifestants » selon Le Monde, mais 19 000 selon les organisateurs, auraient défilé le 4 avril au cri de « Résistance ! Résistance ! » — contre le racisme — à Saint-Denis pour témoigner leur solidarité dans l’épreuve au nouveau maire Bally Bagayoko (1), qui leur a promis en retour de « réveiller le combat des combats, celui contre le racisme » avec par exemple le désarmement de la police municipale etla création d’un « réseau d’élus qui portent la lutte impérieuse contre l’extrême droite et le racisme ». Revendication qu’il exposera au Premier ministre Sébastien Lecornuparlequel il entend être reçu rapidement.
Ainsi s’achevait une décade de « grand théâtre antifasciste » (cf. feu Lionel Jospin). Décade durant laquelle CNews avait été conspuée, lapidée, et promise aux pires mesures de rétorsion dont dispose l’ARCOM pour avoir laissé sur son antenne le psychologue Jean Doridot insulter odieusement Bagayoko « en le traitant de grand singe ». Au grand scandale de pratiquement toute la classe politique. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez s’est empressé de stigmatiser des « propos ignobles, inadmissibles » et une information a été ouverte pour « discrimination et provocation à la haine raciale ».
L’ennui est que le psy n’a jamais tenu de tels propos puisqu’il avait déclaré textuellement : « Héritiers de l’homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu […] il y a un chef « qui a pour mission d’installer son autorité. »
« Nous sommes » n’est pas exactement, on en conviendra, le synonyme de « il est ». Pourquoi l’édile LFI s’est-il senti visé, et pourquoi la majorité de la presse aux ordres a-t-elle suivi ? Après tout, certains de ses amis en commençant par le cher Pinatel qualifiaient Jean-Marie Le Pen de « grand singe dominant », sans que l’intéressé s’en formalisât. Les thuriféraires de « Bally » célèbrent en lui le descendant d’une noble lignée soninké — dont, rappelle l’historien Bernard Lugan dans sa revue L’Afrique réelle, les chefs pratiquaient d’ailleurs joyeusement l’esclavagisme en livrant aux négriers de la « traite triangulaire » ennemis vaincus ou serfs devenus indésirables. Afin de mieux « installer leur autorité » ?
Bref, un scandale créé (une fois de plus) de toutes pièces. Peut-être pour faire oublier les excès commis par leurs supporters à Creil (gagnée par l’Insoumis afro-français Omar Yaqoob) ou à La Courneuve (gagnée par un autre Insoumis, Aly Diouara, également afro-français) afin de fêter la victoire de ces racisés. Des excès également commis à Fresnes, dont la mairie a été totalement saccagée par des « jeunes », mais après avoir été emportée à l’inverse par Christophe Carlier, candidat Les Républicains aux municipales.
La vie politique de la « Nouvelle France » voulue et célébrée par Mélenchon commence à ressembler furieusement au quotidien du football : casse et castagne quand on gagne, et kif-kif bourricot quand on perd. On n’arrête pas le progrès. `
La Rédaction







