Suite à la plainte pour détournement de fonds publics, recel et concussion déposée contre X, par l’association « AC !! Anti-Corruptions », le PNF vient d’enclencher une enquête.Dans le collimateur du Parquet, le cas de Bally Bagayoko, communiste puis Lfiste, employé comme cadre à plein temps à la RATP en 2001, et qui était également et concomitamment, adjoint au maire de Saint Denis, Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Le Parquet dans un communiqué a fait savoir : « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi de Monsieur Bally Bagayoko au sein de la RATP ».
Comme je l’ai explicité ici à plusieurs reprises, Bagayoko occupait et cumulait un emploi de cadre à plein temps à la Régie depuis 2001, tout en exerçant ses fonctions d’élu local de 2002 à 2020 pour la commune et de 2008 à 2015 pour le département.
Le Figaro (26 et 27 août dernier), a eu accès à la plainte. Il résulte de sa déclaration d’intérêts de 2016, publiée sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, que Bagayoko, qui si on en croit les paroles de l’Internationale, qu’il a dû chanter régulièrement à pleins poumons au PC, et qui continue à être chantée chez Mélenchon, le poing levé et rageur, serait « un damné de la terre, un forçat de la faim » : aurait palpé entre 2011 et 2014 112 769 euros par an, soit environ 9400 euros mensuels. Dans le détail, 51 447 euros de la Ratp, 45 500 euros du département et 15 822 euros de la Ville, par an. Il s’agirait de revenus nets, car la HATVP demande aux déclarants d’inscrire leurs revenus nets selon ledit article.
Quand on compare ces rémunérations avec celles de certains médecins hospitaliers ou des personnels médicaux, on se dit que certains sont plus égaux que d’autres.
Hélas, il n’a pas été possible au Figaro, de consulter les déclarations d’intérêts ultérieures, car elles auraient été dépubliées à la fin des mandats, comme le voudrait la loi. AC !! écrit donc logiquement dans sa plainte : « Ces faits laissent présumer un double emploi rémunéré dans deux structures publiques, une absence de transparence sur les autorisations de cumul et une possible utilisation de ressources publiques à des fins personnelles ou politiques ». Reprenons une par une les infractions visées dans la plainte et détaillées par AC !! : je cite
– « Prise illégale d’intérêts : le cumul d’emploi rémunéré à la RATP et de fonctions exécutives à la mairie pourrait placer Monsieur Bagayoko dans une situation où il prend part à des décisions ou exerce une influence sur les organismes dont il dépend financièrement ».
– « Détournement de fonds publics : si les rémunérations perçues pour un emploi non effectivement exercé à plein temps à la RATP sont avérées, il s’agirait d’une utilisation indue de fonds publics ».
– « Manquement à la probité et cumul irrégulier d’activités publiques : les cumuls des deux emplois publics à plein temps est prohibé sauf autorisation express et motivée, ce qui semble absent dans les déclarations rapportées ».
S’agissant du recrutement du sieur Bagayoko, un membre influent du PC avait admis, selon l’article du Canard enchaîné, que ce dernier avait été recruté « sans concours, ni entretien ». AC !! invoque donc dans sa plainte que ce recrutement initial à la RATP sur proposition syndicale « pourrait caractériser une violation des règles de recrutement dans la fonction publique et un avantage injustifié ». Toutefois, il semble que le palmipède soit revenu sur ce point-là, et que la RATP aurait admis que le tenant de la Nouvelle France racialisée aurait été recruté en 2001 après avoir passé des entretiens d’embauche. Qui croire ?
AC !! demande que le Parquet puisse se procurer le contrat de travail et les fiches de paie, l’autorisation de cumul d’emploi, ses déclarations d’intérêts et de patrimoine et les justificatifs de sa présence effective à la RATP, les courriers et échanges entre la RATP, et les collectivités, les éventuelles interventions politiques ayant favorisé son recrutement.
Actuellement, Bagayoko est en disponibilité non rémunéré à la RATP. Pour Jean-Luc Mélenchon, et cela n’étonnera personne, Bagayoko fait l’objet « d’un racisme systémique » ; pour Éric Coquerel, la voix de son maître et accessoirement à la Chambre des députés, un Mozart de la finance : « Ce que l’on ne supporte pas, c’est le fait qu’il soit noir ». Car si le racisme antiblanc n’existe pas pour l’extrême gauche française, le racisme ne peut être que contre les noirs, car il est bien connu que ces derniers ainsi que les maghrébins, ne sont pas racistes pour un sou. L’Histoire de l’esclavagisme arabo-musulman qui a duré treize siècles, qui a été considérable et d’une cruauté sans nom, et qui a été permis par certaines peuplades noires qui capturaient leurs congénères moyennant avantages, n’a bien sûr jamais existé non plus, comme nous l’enseignait Madame Taubira, à rebours total des études de Bernard Lugan, Tdiane N’Diaye ou Olivier Pétré Grenouilleau.
Le président d’AC !! s’est déclaré « consterné », par les arguments des lfistes. Ceux qui connaissent la phraséologie des Bompard, Panot et consorts ne sont pas du tout surpris. C’est totalement dans l’ADN des révolutionnaires que d’insulter, injurier, stigmatiser l’ennemi de classe pour mieux le broyer. C’est vieux depuis Trotski et Lénine, et cela ne fait que continuer. Avant c’étaient « des vipères lubriques », aujourd’hui « ce sont des racistes », CQFD, circulez il n’y a rien à voir. Mathilde Panot, qui a sans doute fait une enquête à la mode de l’inspecteur Colombo, sait d’où vient le coup. Selon elle ce serait le journaliste de Radio J, Frédéric Haziza qui serait en lien avec le cabinet socialiste de l’ancien maire de Saint-Denis. Donc on peut en déduire, selon Madame Panot, que cela viendrait des juifs ? Pour Bagayoko aussi : « les socialistes n’auraient pas digéré la défaite ». Tout cela est bien sûr du pipeau, Mélenchon n’a pas eu meilleur allié que les socialistes, qui de Faure à Hollande en passant par Guedj et Glucksmann ont tous appelé à voter LFI en 2024, pour sauver leurs gamelles, car sinon ils auraient tous été battus, mais la soupe du Palais Bourbon est bonne. On peut être sûr qu’ils nous referont le coup en 2027, comme les Philippe, Bertrand, Attal et Larcher, Estrosi et Muselier. On le sait notamment depuis l’affaire Butch, les Lfistes sont des parangons de la liberté d’expression et de la nuance politique.
Michel Festivi
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