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A l’ombre de mon clocher : Marre des tartuffes macroniens !

Depuis des mois, Macron et ses équipes ne savent plus où prendre la lumière et pratiquent un grand écart que l’équilibriste le plus doué aurait du mal à tenir. Leur nouveau joujou ? La lutte contre le fléau de l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques en ligne – louable intention, certes — a été confiée à l’ARCOM, né de la fusion entre la sarkozyste Hadopi et le CSA qui a longtemps veillé sur un partage équitable(?) des temps de parole des responsables politiques en période électorale.

Cependant, avant de « vouloir soustraire nos enfants au déferlement des images pornographiques sur Internet et de faire respecter la loi » comme le dit Jean-Noël Barrot, ministre délégué au Numérique, le gouvernement d’Elisabeth Borne ferait bien de recommander aux parents d’éviter de laisser traîner Fugue américaine, dernier et très gros livre (près de 500 pages) commis par un Bruno Le Maire qu’on croyait, ici et maintenant, très occupé avec le ministère des Finances et de l’Economie, ou les ouvrages de Marie Minelli, pseudo deMarlène Schiappa, comme Osez les sexfriends ou Les filles bien n’avalent pas.

Un horrible tableau

L’annonce ad usum populi a été faite avec tambours et trompettes au lendemain de la dégradation du tableau pédopornographique Fuck Abstraction représentant un homme imposant une fellation à une jeune victime aux mains attachées dans le dos.

L’auteur de cette attaque à la peinture est un ancien élu frontiste qui, en raison de son grand âge, avait réussi à tromper la vigilance du médiateur et des trois gardiens – combien coûte une telle vigilance payée avec nos impôts ?- chargés de la protection de ce tableau « pédocriminel » pour reprendre l’expression de Caroline Parmentier qui, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux a dénoncé, dès le mois de mars dernier, « une scène de pédocriminalité » et demandé le décrochage de l’œuvre de Miriam Cahn. Cette dernière et le Palais de Tokyo s’y sont farouchement opposés ainsi que le Tribunal administratif de Paris et le Conseil d’Etat qui ont envoyé au bain les associations de défense des droits de l’enfant protestant contre une telle exhibition. Et ce qui devait arriver arriva.

Le chœur des vierges

Aussitôt le méfait connu, Rima Abdul Malik ministre de la Culture, est montée sur ses grands chevaux, dénonçant une « atteinte directe contre la liberté d’expression » et pointant du doigt la responsabilité du Rassemblement national qui, selon elle, aurait « instrumentalisé » le tableau « pour susciter la polémique et attaquer la liberté de création des artistes ». Emmanuel Macron n’a pas tardé à mettre son grain de sel et à faire preuve, une fois de plus, de sa mauvaise foi en mélangeant la victoire contre l’Allemagne, l’hommage à Jean Moulin, « l’atteinte à nos valeurs » et à la sacrosainte liberté d’expression, toujours à sens unique du côté élyséen et des milieux socioculturels qui imposent la religion du wokisme et refusent toute autre alternative. Une façon comme une autre d’envoyer une pierre dans le jardin frontiste. Marine Le Pen et Caroline Parmentier ne se sont pas laissé démonter, renvoyant chacun dans ses buts. Placé en garde à vue, Pierre Chassin, l’auteur de la dégradation, risque sept ans de prison et une amende de 100.000 euros. Le arquet de Paris a ouvert une enquête pour dégradation de bien culturel. Quant à Miriam Cahn qui prétend dénoncer les « horreurs de la guerre » (avec infiniment moins de talent que Goya), elle semble la grande bénéficiaire de cette dégradation puisqu’elle souhaite que le tableau reste accroché en l’état, pensant sûrement que sa cote montera et qu’elle aura résisté aux infâmes.

Mémoire courte

Tout ce beau monde est en effervescence et n’est pas loin de penser que Miriam Cahn est en train de vivre les heures les plus sombres de notre histoire. Cependant, personne n’a rappelé que le 29 mai dernier, au musée du Louvre , un individu déguisé en vieille femme, circulant en fauteuil roulant et simulant une situation de handicap, avait entartré la Joconde protégée de toute forme d’agression par un verre blindé . Rapidement maîtrisé par les gardiens du musée, il avait jeté des roses autour de lui et affirmé que son action avait pour but d’attirer l’attention sur l’état de la planète. Il avait fini sa soirée à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. La direction du Louvre n’avait pas commenté l’incident et, si le Parquet de Paris ouvrait une enquête pour dégradation de bien culturel, Rima Abdul Malak ne pipait mot. Des faits similaires ont eu lieu à Londres ou en Allemagne, des toiles de Monet ou de Van Gogh subissant des attaques de militants écologistes, collant leurs mains devant les tableaux et disant lutter contre le réchauffement climatique. Leurs méfaits sont passés par les profits et pertes. Et Macron était aux abonnés absents.

Françoise Monestier

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