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Loi immigration : un jeu de dupes aux dépens de la France

« Loi immigration : le Conseil constitutionnel valide l’intégralité du texte initial du Gouvernement : jamais un texte n’a prévu autant de moyens pour expulser les délinquants et autant d’exigence pour l’intégration des étrangers ! Le Gouvernement prend acte, comme j’ai pu l’indiquer lors des débats, de la censure de nombreux articles ajoutés au Parlement, pour non-respect de la procédure parlementaire. » Ainsi tweetait triomphalement le ministre de l’Intérieur le 25 janvier dès 17h19 après la décision des « Sages » du Palais-royal.

Autrement dit, si ceux-ci ont censuré partiellement ou totalement 37 articles sur les 86 que comptait la loi portant son nom, Gérard Darmanin n’y est pour rien, son texte étant parfait, et c’est uniquement la faute aux députés « de droite » qui avaient accouché d’amendements contraires à la Déclaration des Droits de l’homme ou anticonstitutionnels. Tels le rétablissement du délit de séjour irrégulier, l’instauration d’une « caution retour » pour les étudiants étrangers et surtout la restriction du regroupement familial à la parentèle maîtrisant un tant soit peu le français ou présentant un niveau minimum de ressources.

323 260 titres de séjour en 2023

En fait, la censure opérée par Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, et ses acolytes arrange bien l’État-Macron puisqu’elle le réconcilie avec son aile gauche, qui jugeait la loi trop répressive, et comble de joie les employeurs de main-d’œuvre étrangère à bon marché. Cependant que beaucoup de Français naïfs lui sauront gré d’avoir du moins tenté de juguler l’immigration par une loi — la treizième du genre sur ce sujet aussi explosif qu’insoluble — qu’avec une célérité suspecte Darmanin annonçait vouloir promulguer dans les plus brefs délais (ce qui a été fait dès le lendemain), convoquant en urgence à cet effet les préfets Place Beauvau. Sans doute afin de faire oublier qu’a été délivré en2023 un nombre record de premiers titres de séjour, soit 323 260. Et ne parlons pas de l’afflux de clandestins.

Un lien antre immigration et antisémitisme?  

A l’heure où le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le grand rabbin de France Haïm Korsia dénoncent la montée fulgurante — plus de 1000 en deux mois ! —, des « actes antisémites » depuis la prise d’otages du Hamas le 7 octobre dernier, et surtout l’offensive israélienne contre la bande de Gaza où 29 000 civils israéliens auraient péri suite aux bombardements, est-il vraiment nécessaire de favoriser encore les flux migratoires, souvent venus de terre d’islam et tout naturellement solidaires de leurs frères persécutés par Tsahal ?

En effet, selonle Service de Protection de la communauté juive dépendant du ministère de l’Intérieur (on ne sache pas qu’il existe un Service de protection de la communauté chrétienne malgré les trois prêtres assassinés ces dernières années et les multiples églises et cimetières vandalisés au nom d’Allah), 12,7% des actes ont eu lieu en milieu scolaire, dont une majorité au collège.

« On assiste à un rajeunissement des auteurs d’actes antisémites. L’école n’est plus un sanctuaire de la République », déplore le CRIF avec un certain retard à l’allumage. Il nous étonnerait fort qu’à la moindre tension au Proche-Orient, la tendance s’inverse grâce à la nouvelle loi Darmanin, grosse de djihadistes en culottes courtes.

Camille Galic

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