Québec

Québec : démission du premier ministre

Le 14 janvier, le premier ministre François Legault a pris tout le monde par surprise en annonçant sa démission de son poste à la tête du Québec, une décision qui prendra effet lorsque son parti, la Coalition avenir Québec, aura élu un nouveau chef.


Contrairement à son opposant libéral Pablo Rodriguez, qui avait démissionné à l’automne à la suite de scandales de corruption, peu de temps après avoir été élu à la tête du parti, Legault n’a été éclaboussé par aucune accusation du même genre. Cependant, son parti, au pouvoir depuis sept ans, est en perte de vitesse et se retrouve en bas des intentions de vote. Sa défaite aux prochaines élections étant quasiment assurée, il a préféré céder sa place afin qu’un autre membre de son parti puisse le remplacer et tenter sa chance au prochain scrutin.

Dans son discours officiel publié sur les réseaux sociaux, le premier ministre a tenu à défendre son bilan, tout en exposant les défis à venir. Fait surprenant, l’homme qui avait promis de diminuer l’immigration sans toutefois agir de façon durable et efficace sur ce sujet, a reconnu que l’un des défis du Québec portait justement sur ce dossier délicat :
« L’explosion du nombre d’immigrants temporaires, en particulier des demandeurs d’asile accueillis par le gouvernement fédéral, a accéléré le déclin du français, notamment à Montréal, à Laval et dans l’Outaouais. Les Québécois doivent être beaucoup plus vigilants pour assurer l’avenir du français et de leur nation. Le Québec est une belle, mais une petite nation, qui restera toujours vulnérable en Amérique du Nord. Nous n’avons pas à avoir honte de protéger notre langue, notre culture et nos valeurs. Soyons fiers de notre nation ! »

Espérons que le prochain premier ministre soit aussi clairvoyant, mais plus proactif que François Legault !

Rémi Tremblay

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