Ces dernières années, ils ont été des centaines de milliers d’Anglais à descendre dans la rue pour crier leur rage face à leur victimisation par les allogènes. Meurtres racistes anti-Blancs, répression à deux vitesses, puis ces « grooming gangs » (viols de masse organisées par de sgagngs ethniques) qui ont défrayé les chroniques des journaux après des années de silence complice de la part des élites…
C’est ce phénomène qu’a décidé d’explorer courageusement Frederika Abbate, première écrivaine francophone à s’intéresser à cette plaie qui ravage jusqu’aux petites bourgades anglaises.
C’est d’abord un réquisitoire contre la misère de ces Anglais déclassés, prisonniers d’un pays désindustrialisé où les jeunes Saxons n’ont plus de perspectives d’avenir, trop pâles pour être plaints, désormais relégués en marge d’une société vibrant aux slogans du « vivre-ensemble ».
C’est sur cette misère que misent les prédateurs des « grooming gangs » pour recruter de jeunes adolescentes — parfois des enfants — dont le calvaire fut invisibilisé au nom de l’harmonie sociale et su sacro-saint « anti-racisme ». À des années-lumière du « Me Too » et du « Balance ton porc », cherchant à diaboliser l’homme blanc et à déconstruire le patriarcat occidental, ces jeunes ont vécu un calvaire qu’elles furent forcées de taire.
Rose, à l’avenir précaire, prisonnière d’un univers cloisonné par ses origines sociales, était la victime idéale. Rapidement prise dans l’engrenage d’une machine infernale, elle fut déshumanisée, violée, abusée, brisée par des hommes sans foi ni loi, trop heureux de pouvoir assouvir leurs bas instincts sans devoir craindre la répression.
Brut et cru, sans tomber dans l’obscène ou la vulgarité, ce récit, où les séquelles psychologiques l’emportent sur l’acte physique, se veut une dénonciation de ces gangs. C’est dans la tête de Rose, dans les yeux de cette fille aux rêves brisés, que l’on vit l’avilissement total, la négation d’un être. Abbate n’a pas voulu mettre en scène ce drame pour vendre du papier : elle a voulu donner une voix à celles qui n’ont pas eu la chance de faire entendre la leur.
Rémi Tremblay
Frederika Abbate, Rose au pays de l’horreur, Éditions de la Reine rouge, 2026, 102 p.

Soutenez les médias (vraiment) indépendants, faites un don au Nouveau Présent!

