Le soi-disant social-démocrate -(il est invariablement qualifié ainsi par la grande presse et même par une presse plus objective) -vient d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2027. Selon plusieurs sites, son intervention sur TF1 aurait été médiocre, se contentant visiblement de réciter une leçon apprise par cœur. Glucksmann ose se poser désormais en parangon de la lutte à gauche contre LFI et surtout Mélenchon. C’est d’une hypocrisie et d’une traitrise politique totale, et nous allons facilement le démontrer. Mais est-ce que les Français qui ont la mémoire courte, voire des cerveaux de poissons rouges parfois, sauront-ils se remémorer cette infamie ?
À peine les bulletins du 1er tour des élections législatives de 2024 étaient dépouillés, que Glucksmann annonçait sans coup férir : « barrer la route au RN », et validait le ralliement de son mouvement-Place Publique-au Nouveau Front Populaire, mouture gauchiste entièrement contrôlée par LFI. Ainsi et malgré le désarroi de bon nombre de militants, il appelait à voter LFI au second tour desdites élections. Pourtant toute sa campagne des élections européennes quelques jours auparavant, avait eu comme leitmotiv de se démarquer des mélenchonistes, c’était même le cœur de son programme. C’était donc clairement de l’hypocrisie et de la traîtrise politique au plus haut niveau.
Pire encore, Glucksmann piètre politicien, s’était complètement fait rouler dans la farine lfiste, en annonçant qu’il aurait obtenu « des engagements extrêmement clairs » sur l’Ukraine, l’Europe et le conflit israélo-palestinien. Malgré le fait qu’il estimait que ceux qui avaient voté pour lui aux européennes « puissent se sentir trahis », il ne faisait ni une ni deux et apportait son soutien à LFI, « les pires antisémites », selon plusieurs personnalités de gauche, dont le socialiste Guedj, qui insulta même publiquement Jean-Luc Mélenchon à ce propos, on s’en souvient tous. De plus à l’époque, Glucksmann pensait naïvement qu’une personnalité autre que Jean-Luc Mélenchon aurait été le chef de file de cette fumeuse union des gauches, il évoquait François Ruffin, Boris Vallaud ou Laurent Berger ? or on sait ce qui en est advenu, Mélenchon et ses lieutenants : Bompard, Panot, Aubry, Hassan, Arnault, ont vite pris le dessus et ont rapidement annihilé toute tentative de sortir la gauche de l’extrémisme le plus vil. Et je ne parle même pas de la perpétuelle racialisation des lfistes, qui à tout propos invoquent une nouvelle France, voulant comme l’a exprimé l’un des leurs, Yazid Arifi, désoccidentaliser la France, niant son Histoire millénaire.
À propos de l’Ukraine qu’a-t-il obtenu de Jean-Luc Mélenchon ? Poser la question s’est y répondre. Voulait-il faire oublier son passé géorgien, lui qui fut le conseiller spécial de l’ancien président de Géorgie, Mikheïl Saakachvili ? Veut-il ainsi faire entre la France en guerre ?
Glucksmann n’a donc aucun honneur politique, il est prêt à tout pour participer à la soupe politicienne, et ses propos n’ont donc aucune valeur, sauf ceux d’un traitre et d’un hypocrite politique des plus bas étages. Car comme on le sait, en réalité, Glucksmann n’a strictement rien obtenu de LFI, sinon des paroles pieuses, qui se sont envolées, dès le second tour des législatives passée, c’était hautement prévisible, quand on connait les méthodes trotskistes de ce parti, un chef, un parti etc….tout le monde le petit doigt sur la couture du pantalon.
Dès lors sa promesse annoncée sur TF1, ce 23 août 2026 comme quoi : « si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec la France insoumise…il faut arrêter d’avoir peur de Jean-Luc Mélenchon », est une nouvelle abjection mensongère, toute la phrase tient dans deux mots « plus jamais », mais une fois n’est-il pas une fois de trop ? En réalité Glucksmann qui n’a aucun courage politique, a la trouille, celle qui fait dire tout et n’importe quoi à un petit politicien. Sait-il que les révolutions mangent leurs propres enfants, et d’abord les plus tièdes et les plus insipides ?
Car un homme qui se présente à l’élection présidentielle, se doit de démontrer qu’il est un homme d’État, et qu’il n’est pas prêt à magouiller avec la tambouille politicienne. Or depuis ces élections, LFI et ses sbires ont démontré, jour après jour, qu’ils se foutaient comme d’une guigne de la parole donnée, et qu’ils traçaient leur chemin sur le sentier du soutien absolue au Hamas, au Hezbollah, à tous ceux qui avaient participé aux massacres du 7 octobre 2023. Qu’a dit, qu’a fait Glucksmann ? rien ou à peu près. Olivier Faure et tous les socialistes ou presque, se sont empressés de se compromettre dans la fange des lfistes, comme les communistes et les écologistes, mais ils n’ont jamais caché leurs accords de fond. Par contre Glucksmann a joué à la vierge effarouchée, pour tenter de rallier un électorat rétif à l’extrême-gauche la plus vile, pour ensuite trahir ses électeurs, une grande partie d’entre eux tout du moins, c’est encore pire.
De plus, il me semble que son père, André Glucksmann doit se retourner dans sa tombe, s’il apprenait que son fils s’était rallié à un mouvement antisémite et favorable aux dictatures communistes. Sa honte doit être double, car depuis le milieu des années 1970, André Glucksmann avait renié son passé communiste puis maoïste, en pourfendant le totalitarisme rouge, alors que Mélenchon et les Lfiste soutiennent ces pires régimes : Cuba, le Venezuela de Chavez et Maduro, la Chine communiste, et ainsi de suite, comme le Nicaragua, j’en passe et des pires. Or justement, André Glucksmann avait eu des propos des plus sévères comme ces régimes communistes. Il suffit de relire La cuisinière et le mangeur d’hommes, Essai sur l’État, le marxisme, les camps de concentration, pour s’en convaincre. C’était en 1975, j’avais 20 ans alors, et ce livre m’avait profondément marqué, car le coup venait d’un ancien communiste de l’UEC, puis d’un ancien maoïste, et avait eu un poids considérable dans l’intelligentsia alors dominée par le Parti communiste. Pour la première fois venant d’un ancien gauchiste français des plus extrêmes, un parallèle clair entre nazisme et communisme était établi et n’était pas passé inaperçu. Il militera ensuite en faveur des dissidents soviétiques et d’Europe de l’Est, ainsi que pour les boat-people vietnamiens et cambodgiens qui fuyaient les « paradis rouges ». Certes, de véritables anticommunistes de la première heure avaient fustigé cela depuis bien longtemps, mais malheureusement ils prêchaient souvent dans le désert, car les grands médias leur étaient fermés. Raphaël Glucksmann a-t-il donc attenté à la mémoire de son père en prenant ainsi position pour un parti qui se veut louer les pires totalitarismes rouges qui existent encore sur la planète ? Je laisse à sa conscience, le soin d’y répondre.
Toujours est-il, que Raphaël Glucksmann s’est discrédité à jamais en prenant position pour les Lfistes dans le cadre du Nouveau Front populaire. Discrédit un jour, discrédit toujours. Puissent les Français s’en souvenir.
Michel Festivi
