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Le coup d’œil de ­­Philippe Randa : 7 octobre 2023 : d’un massacre l’autre…

Après « l’affaire Jordan Bardella antisémite en herbe » – pour laquelle j’avais précédemment repris dans mon « coup d’œil » pour le Nouveau Présent la deuxième partie de la préface que m’a demandé Gilbert Cottinet pour son nouveau livre(1) – nous assistons, à juste titre, à la commémoration de l’ignoble massacre du 7 octobre 2023. Thème, justement, de la première partie de ma préface. Celle-ci est, de fait, plus que jamais, d’actualité… hélas !

La tragédie du conflit israélo-palestinien dure maintenant depuis plus de 75 ans…

La remise en cause permanente de l’État d’Israël est aussi ancienne que sa création officielle, le 14 mai 1948, date de « la proclamation de son indépendance à Tel-Aviv par David Ben Gourion, au terme d’un processus politique et historique amorcé à la fin du xixe siècle » ; en effet, sa reconnaissance, si elle a été actée par une grande partie de la communauté internationale, est toujours remise en cause, sinon refusée par 28 États à ce jour.(2)

Alors, quelle « question » se poser aujourd’hui, en 2026, au regard du conflit israélo-palestinien, notamment et surtout depuis l’automne 2023 ?

Rappelons qu’à la monstrueuse tuerie du 7 octobre de cette année-là, menée dans le sud d’Israël par des groupes armés palestiniens, dont principalement le Hamas – faisant plus de 1 200 tués, quelques 4 000 blessé(e)s dont 36 enfants et 251 personnes prises en otage et maintenues en captivité durant de longs mois – a répondu l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, provoquant, outre une catastrophe sanitaire sans précédent,(3) un massacre de la population civile tout aussi épouvantable estimé entre 63 000 et 72 000 victimes civiles.(4)

Mais l’hécatombe – à majorité écrasante de civils, notamment de femmes et d’enfants de part et d’autre – n’est pas le seul drame à évoquer : d’une part, « selon l’OMS, le 21 décembre 2023, 170 000 habitants de Gaza sont atteints d’infections respiratoires. À cette date, le système de santé de Gaza est “dévasté” : seuls 9 des 36 centres de santé gazaouis fonctionnent encore en partie. Toujours selon l’OMS, au 10 mai 2024 à Gaza, il y a eu 710 000 cas d’infection respiratoire sévère, 380 000 cas de diarrhée sévère, 1 125 enfants sont hospitalisés à cause de la malnutrition et 1 million d’enfants ont besoin de support psychiatrique et psychologique… », d’autre part, en décembre 2025 « le ministère de la Défense israélien déclare que plus de 80 000 soldats israéliens sont traités pour des troubles mentaux, et 279 tentatives de suicide pour 36 morts depuis le génocide à Gaza. La porte-parole Tamar Shimoni chiffre à un tiers le nombre de soldats israéliens souffrant de troubles mentaux, qui lui semblent provenir directement des actions du 7 octobre », rapporte encore Wikipedia.

Quelle question – et peut-être la seule – doit-on alors se poser, sinon celle-ci : « Si j’étais juif ou palestinien, quel avenir pour mes enfants, mes petits-enfants, mes amis, mes proches ? Pour “tous” les Israëliens ? Pour “tous” les Palestiniens ?… si comme depuis le… 14 mai 1948… l’on continue de part et d’autres à s’affronter sur le même tempo de condamnations, d’insultes et de procès péremptoires, sur les mêmes accusations réciproques de terrorisme, de tueries, de génocides, de mensonges, de racisme, de manipulations ? »

Poser la question est y répondre.

D’autres réponses peuvent également s’imposer et c’est justement ce que le lecteur découvrira à la lecture d’Et si le peuple Juif n’existait pas ? C’est là notamment, comme les lecteurs le découvriront, tout l’intérêt de ce livre.

Philippe Randa

Notes

(1) Et si le peuple Juif n’existait pas ?, éditions Dualpha

(2) États arabes (13 pays) : L’Arabie saoudite, le Liban, la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Koweït, l’Oman, le Qatar, la Libye, la Tunisie, les Comores, le Djibouti et l’Algérie.États non arabes (15 pays) : L’Iran, Cuba, la Corée du Nord, le Venezuela, l’Afghanistan, le Bangladesh, le Brunei, l’Indonésie, la Malaisie, les Maldives, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Pakistan et la Somalie.

(3) 93 % des Gazaouis se sont retrouvés « en situation d’insécurité alimentaire aiguë », selon le Programme alimentaire mondial du 23 décembre 2023 (…) 1,4 million de personnes étaient réfugiées dans des abris où il y avait en moyenne une toilette pour 400 personnes et une douche pour 4 500 personnes (…) Entre le 7 octobre 2023 et le 10 mai 2024, 493 travailleurs de la santé furent tués à Gaza et 130 ambulances détruites. En avril 2025, 290 employés des Nations unies furent tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, ainsi que plus de 400 humanitaires et 1 300 professionnels de santé. Quelque 380 autres soignants furent par ailleurs capturés par l’armée israélienne et emprisonnés… (source Wikipedia).

(4) Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, au 3 septembre 2025, 63 746 Palestiniens avaient été tués, dont 18 430 enfants et 9 735 femmes. Le 29 janvier 2026, après avoir longtemps réfuté les chiffres, l’armée israélienne elle-même confirmait la mort de 71 500 Palestiniens à Gaza depuis le 7 octobre 2023. Le bilan de l’UNICEF fait état, lui, de plus de 73 000 personnes tuées, dont 21 000 enfants.

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