14% seulement des voix pour Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste à la primaire de la gauche dimanche, et ses camarades ne font guère mieux : 6% et des poussières chacun pour les autres candidats, la vieille starlette Ségolène Royal se classant avant-dernière devant l’imbuvable Jérôme Guedj, « Young Leader » de la France China Foundation… où il côtoyait d’ailleurs Édouard Philippe et un certain Macron.
François Hollande, un moment tenté, doit se féliciter de ne pas avoir participé à cette humiliante débandade, qui scelle la mort du PS, le parti à la rose étant désormais , à deux décades de la Toussaint, le parti au chrysanthème.
Mais ne nous réjouissons pas trop vite ; l’incontestable vainqueur de cette primaire à laquelle ont participé 110 000 personnes ayant été, avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann, fils d’André, maoïste recyclé nouveau philosophe, et petit-fils de Rubin, agent du NKVD stalinien (1). Encaustiqué au baume des Droits de l’homme et ne jurant que par la social-démocratie, cet « expert en révolutions » (cf. Le Monde) de diverses couleurs, a fait ses armes en Géorgie (où il épousa une ministre depuis inculpée de détournements de fonds publics), puis en Ukraine, dont il est depuis un ardent défenseur contre la Russie, avant de tenter l’aventure en France. Où, flanqué de sa nouvelle compagne Léa Salamé, il a créé le mouvement Place Publique, qui se veut rassembleur et ouvert à toutes les sensibilités, de gauche et même du centre unies contre « le péril fasciste » incarné à ses yeux par le RN.
Qu’on ne s’y méprenne pas. Sous un discours convenu et son costume de premier communiant ou plutôt de postulant à la bar-mitsvah, cet agitateur dont le slogan pourrait être « Apatrides de tous les pays, unissez-vous ! », cache une ambition et une capacité de nuisance redoutables. Encouragées par tous les lobbys antinationaux.
La Rédaction

