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Brèves de Parvis

Quelques propos du Pape dans l’avion durant son retour de Mongolie, lorsqu’il répond à des questions de journalistes :

• « En ce qui concerne le voyage au Vietnam, si je n’y vais pas, Jean XXIV ira certainement. Il est certain qu’il ira, parce que c’est un pays qui mérite d’y aller, qui a ma sympathie. »

Curieux de décider du nom de son successeur.

• A un journaliste qui l’interroge sur les propos tenus à de jeunes catholiques russes, à qui le pape a conseillé d’être fier de l’héritage de « la grande Russie » : « Rappelons le contexte de ces paroles : un dialogue avec les jeunes Russes. Et à la fin de ce dialogue, je leur ai donné un message, un message que je répète toujours : prendre en charge leur héritage. Premier point : prenez en charge votre héritage. Je répète la même chose partout. C’est aussi avec cette vision que j’essaie de faire dialoguer les grands-parents et les petits-enfants : laissez les petits-enfants prendre en charge l’héritage. C’est ce que je dis partout et c’est le message que j’ai fait passer. »

Mais quand la liturgie traditionnelle se trouve dans l’héritage, pourquoi interdit-on aux petits-enfants de la « prendre en charge » ?

• A la question d’Antonio Pelayo (Vida Nueva) : « Saint-Père, vous venez de parler du Synode et nous sommes tous d’accord avec vous pour dire que ce Synode suscite beaucoup de curiosité et d’intérêt. Malheureusement, il suscite également beaucoup de critiques provenant des milieux catholiques. Je voudrais faire référence à un livre dont le prologue est signé par le cardinal Burke, qui affirme que le Synode est la boîte de Pandore d’où sortiront toutes les calamités pour l’Église. Que pensez-vous de cette position ? Pensez-vous qu’elle sera dépassée par la réalité ou qu’elle conditionnera le Synode ? », le pape répond : « Je ne sais pas si je l’ai déjà dit une fois. Il y a quelques mois, j’ai appelé une carmélite. Je lui ai demandé “Comment vont les nonnes, Mère Supérieure ?” – il s’agit d’un carmel non italien. La prieure m’a répondu, pour finalement me dire : “Votre Sainteté, nous avons peur du Synode.” “Mais que se passe-t-il ? – lui dis-je en plaisantant, voulez-vous envoyer une religieuse au synode ?” “Non, m’a-t-elle dit, nous avons peur qu’il change notre doctrine.” C’est ce que vous dites : il y a cette idée… Mais si vous allez à la racine de ces idées, vous trouverez des idéologies. Toujours, quand dans l’Église on veut se détacher du chemin de la communion, ce qui se détache toujours, c’est l’idéologie. Et on accuse l’Église de ceci ou de cela, mais on ne l’accuse jamais de ce qui est vrai : elle est pécheresse. Jamais ils ne disent péché… Ils défendent une “doctrine”, qui est comme l’eau distillée, qui n’a de goût pour rien et qui n’est pas la vraie doctrine catholique qui est dans le Credo. Et cela scandalise si souvent, comme scandalise l’idée que Dieu s’est fait chair, que Dieu s’est fait homme, que la Vierge a conservé sa virginité. Cela scandalise. »

En bon français, on appelle cela « noyer le poisson ».

Anne Le Pape

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