criminalité

L’effarant bilan (officiel) de la criminalité en France

Les sondages sur les intentions de vote aux élections européennes de juin terrorisent la majorité présidentielle. Après Olivier Véran se rendant les 14 et 29 septembre à Beaucaire puis à Perpignan, deux fiefs marinistes, pour y porter la bonne parole du gouvernement, c’est évidemment pur hasard si, pour annoncer le 2 octobre « la carte de 200 nouvelles brigades de gendarmerie » et accorder à France 3  un entretien consacré à la sécurité qui, selon lui, se serait améliorée depuis le début de l’année (à voir !), le chef de l’État lui-même a choisi le Lot-et-Garonne où, sur trois députés, on compte deux élues RN, Annick Cousin et Hélène Laporte, vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Entendez-vous dans les campagnes sévir ces féroces racailles ?

Car l’insécurité ou, pour parler plus clairement, la criminalité submergeant l’Hexagone fut l’une des causes majeures du succès du Rassemblement national (88 députés, soit le groupe parlementaire le plus important derrière le parti présidentiel) aux dernières législatives. Or le mal se répand jusqu’au fin fond de nos campagnes, comme l’a reconnu un Emmanuel Macron contraint à cet aveu après la publication fin septembre par le ministère de l’Intérieur du rapport « Insécurité et délinquance : Bilan statistique » (1). Établi à partir des données fournies par la gendarmerie et les différentes forces de police, il prouve que désormais, si la région parisienne reste ultra criminogène, le bonheur ne se trouve pas forcément dans le pré, les migrants étant aussi très itinérants. Et que la vie en province n’est plus un long fleuve tranquille comme l’apprennent à leurs dépens les électeurs socialistes et BoBos de la Gironde ou des régions nantaise et grenobloises.

Ce bilan est en effet accablant puisque sont récencés pour 2022 quelque 959 homicides (+9% rapport à 2021), 523 100 actes de violences volontaires (+15% après +12% en 2021), 69 300 « vols violents », la plupart avec armes, 133 800 vols de véhicule, 211 800 cambriolages, 49 000 trafics de stupéfiants (+ 13%) et 464 000 escroqueries (+ 8% après +14% en 2021). Sans oublier bien sûr 38 400 viols (+12% après +32% en 2021) et 46 000 agressions sexuelles (+11% après +33% en 2021))

« Plus d’immigrés que jamais en France »

En ce qui concerne ces deux dernières catégories, la Place Beauvau explique certes que l’explosion des délits correspond à celle des plaintes, que les victimes ne déposaient pas systématiquement dans un passé récent et pour lesquelles le délai de dépôt a été allongé. Mais, de même que la hausse vertigineuse des « violences volontaires », ne résulte-t-elle pas aussi du changement anthropologique infligé à notre pays alors que, comme l’admettait le 29 septembre sur CNEWS Didier Leschi, directeur général de l’Office Français de l’immigration et de l’intégration, « il y a plus d’immigrés que jamais en France […] aux alentours de 10% ou 11% en fonction des modes de calcul » ? Et le haut fonctionnaire de préciser qu’un étranger, « c’est quelqu’un qui est né étranger à l’étranger. Il y a un peu plus de sept millions d’immigrés en France, dont deux millions ont acquis la nationalité française ».

Supposé que le chiffre de 7 millions avancé par M. Leschi soit exact — ce qui n’est pas sûr puisque le président algérien Abdelmadjid Tebboune revendique à lui seul six millions de compatriotes en France —, on peut s’interroger sur la répartition selon le ministère de l’Intérieur des mis en cause dans les affaires de viols et d’agressions sexuelles : 8% de ses crimes seraient le fait d’étrangers « de nationalité indéterminée » (autrement dit, ayant détruit leurs papiers à leur arrivée sur notre territoire), 3.5 % d’originaires d’Afrique (2), 2% de ressortissants de l’Union européenne (Roms compris), 1% d’Européens hors UE (même remarque), 1% d’Asiatiques, et enfin 0,5% de natifs d’Amérique, d’Océanie ou « indéterminés », la grosse masse des agresseurs —  87 % — étant des Français. Mais de souche ou de papier ?

Il ne faut pas oublier en effet que les vagues d’immigrés clandestins, et pour cela absents des statistiques, ont fait (et continuent de faire) beaucoup d’enfants, bénéficiaires du droit du sol les rendant, eux, automatiquement éligibles à la naturalisation — cas de la fameuse tribu Traoré, dont l’icône Adama prétendument victime de « violences policières » (thèse contredite à trois reprises par la justice) comptait seize frères et sœurs, issus d’un père malien et de ses quatre épouses et tous citoyens français. Combien de telles fratries l’Hexagone compte-t-il ? Faute de statistiques ethniques telles qu’elles existent non seulement aux Etats-Unis mais aussi dans le tout proche Royaume-Uni dont nous venons de recevoir le souverain à Versailles (3), impossible de le savoir.

Ce flou concerne également la population carcérale, laquelle serait également « française » à plus de 80% alors que, dès 2004, dans son étude L’islam en prison (éd. Balland) le sociologue Farhad Khosrokhavar évaluait à 50% le nombre de détenus musulmans, dont le nombre atteint aujourd’hui 80% dans les établissements pénitentiaires d’Ile-de-France ou des Bouches-du-Rhône.

Au demeurant, les chiffres de la criminalité donnés ne sont eux aussi qu’approximatifs puisque le ministère de l’Intérieur reconnaît lui-même que, pour certains délits, les cambriolages, les agressions, les vols ou tentatives de vols violents ou avec menace par exemple, seulement « 41 % [des victimes] en moyenne sur la période 2017 ont déclaré ces actes aux services de sécurité́ ». Evidemment par crainte de représailles.

Déjà effarante, la criminalité serait ainsi très supérieure aux estimations officielles et le redéploiement sécuritaire n’y changera rien, les voleurs étant infiniment plus nombreux que les gendarmes, ces derniers toujours handicapés de surcroît par l’angoisse de potentielles « violences policières ». Jugées « intolérables » (dans le cas du « petit ange » Nahel) par le premier magistrat de France. Le même qui, lundi soir, a sommé flics et pandores de rétablir à tout prix l’ordre républicain.

Camille Galic

(1) Insecurite et delinquance en 2022_bilan statistique complet-1.pdf69

(2) Le 17 septembre près des Champs-Elysées, une étudiante a été violée par un jeune clandestin malien sous le coup d’une obligation de quitter le territoire jamais respectée et qui, dans l’attente de son rapatriement, a été conduit dans un camp de rétention… dont il ne tardera pas à s’échapper.

(3) A l’occasion d’une impressionnante manifestation islamiste à Manchester, on a appris que 20,9% des habitants de cette ville anglaise (soit 373 000 âmes contre 232 000 en 2011, donc une augmentation de 69% alors que les Blancs ne constituent plus que la moitié de la population mancunienne) s’étaient identifiés comme musulmans, majoritairement pakistanais et maghrébins.

Un commentaire

  1. Article inquiétant mais très intéressant. A Paris, où le nombre de cambriolages a augmenté de 25 % en 2022 par rapport à 2021, et à ses entours, une nouvelle technique se répand : les cambrioleurs injectent un liquide corrosif, en général de l’acide nitrique, dans le barillet des serrures, ce qui détériore le mécanisme en le faisant fondre. Ils glissent ensuite un outil à l’intérieur qui leur permet d’ouvrir très rapidement et sans faire de bruit. « On peut estimer qu’en cinq ou dix minutes, c’est réglé”, a récemment déclaré sur Franceinfo Fanélie Raverot, commissaire divisionnaire et chef de la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.

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