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La réponse du gouvernement aux émeutes et à l’ensauvagement : un « tour de France de la parentalité »

Six mois après les émeutes durant lesquelles des bandes de voyous, dont de nombreux mineurs, se sont emparés du prétexte de la mort de Nahel pour piller des magasins, brûler des abribus, détruire des bâtiments publics, et menacer des élus, le gouvernement confirme sa volonté de pénaliser les pères et les mères permissifs. Bien sûr, on attend – non sans de d’importants, et légitimes, doutes – de voir l’application concrète de ces belles intentions affichées.

Dans un entretien accordé ce 10 décembre à la Tribune Dimanche (le journal lancé pour concurrence le JDD jugé désormais trop droitier…), la ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, a confirmé les annonces faites en octobre par Élisabeth Borne.

«Avec la première ministre et le garde des Sceaux, nous mettrons en place des travaux d’intérêt général pour les parents défaillants, le paiement d’une contribution financière pour les parents d’enfants coupables de dégradations auprès d’une association de victimes et une amende pour les parents ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants. Il y a clairement un enjeu d’autorité à restaurer » a déclaré la ministre. Reste à savoir comment seront appliqués ces mesures et notamment le recouvrement des « amendes » dans des zones de non-droit où même la police n’ose plus entrer.

Les émeutes ? La faute à la sédentarité et aux écrans !

Aurore Bergé a jouté que « ce n’est ni ringard ni réac de le dire : on voit bien que des parents peuvent être dépassés, déboussolés face aux nouveaux risques: sédentarité, importance grandissante des écrans aussi. Et tous les milieux sociaux sont affectés». Des propos d’un angélisme accablant, démontrant une nouvelle fois la déconnexion complète du discours politique par rapport à la gravité de la situation. De pauvres « parents déboussolés » et dépassés par des chenapans à cause de la mauvaise influence des « écrans » ? Mais de qui se moque-t-on, une fois de plus ?

Afin de ne « pas discriminer » les seules banlieues à forte population immigrée ou d’origine immigrée, la ministre souhaite «embarquer» l’ensemble des familles françaises dans une réflexion sur l’éducation. Une grande «session parentalité » commencera donc dès lundi. Un nouveau machin, certainement aussi coûteux qu’inutile, pour donner l’impression de faire quelque chose sans s’attaquer véritables causes du problème, à savoir l’immigration de masse et l’acculturation qu’elle entraîne, le laxisme judiciaire, et la haine de la France largement entretenue dans des pans entiers de la population vivant sur le territoire national, toutes générations confondues.

Xavier Eman

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