Le gouvernement du libertarien Javier Milei a été mis en échec lors des élections législatives du 7 septembre dans la province stratégique de Buenos Aires, qui concentre 40 % de l’électorat du pays. Lors d’une journée amère pour la Casa Rosada, le parti du gouvernement national, La Libertad Avanza, a en effet été battu de 13,5 points par Fuerza Patria(formation péroniste de centre gauche) qui a recueilli 47,26 % des suffrages contre 33,72 % pour La Libertad Avanza. Soit une différence de près de 10 points supérieure à ce que prédisaient les sondages, dont les estimations ont souffert d’une participation relativement faible — seulement 63% de votants.
S’exprimant depuis le siège de son parti, sur une scène plongée dans la pénombre et devant des militants abattus, Milei a concédé « une nette défaite » avant d’assurer : « Si l’on veut commencer à reconstruire et à aller de l’avant, la première chose à faire est d’accepter les résultats. Ils n’ont pas été positifs, nous avons essuyé un revers, et il faut l’assumer avec responsabilité. »
Cependant, il a choisi d’orienter son discours vers les marchés financiers et a donc annoncé son intention de « ne pas reculer d’un millimètre dans la politique du gouvernement. Non seulement le cap est maintenu, mais nous allons l’accélérer et l’approfondir davantage. Car nous ne sommes pas prêts à abandonner un modèle qui a ramené le taux d’inflation de 300% à 20%. »
S’exprimant le même dimanche soir, le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a bien sûr célébrer les résultats : « Les votes ont clairement montré qu’on ne peut pas priver les provinces argentines des ressources qui leur reviennent. Ces ressources n’appartiennent ni à ce gouverneur ni à ce président, elles appartiennent au peuple qui les a réclamées dans les urnes. On ne peut plus gouverner avec la haine, la maltraitance ou les insultes. Le gouvernement doit intervenir et ne peut pas agir avec indifférence », a-t-il soutenu.
Peu après, le dollar crypto grimpait au-dessus de 1 400 pesos, frôlant par moments les 1 500 pesos. De même les entreprises argentines cotées à Wall Street, comme YPF anticipaient-elles une perte pouvant atteindre 10 % de la valeur de leurs actions, témoignant d’une fuite anticipée de capitaux spéculatifs hors du pays.
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