J’ai relaté il y a quelques jours comment et pourquoi, cet ancien premier ministre socialiste espagnol (2004-2011), devait rendre des comptes à la justice, car il est visé par une enquête pour trafic d’influence, sur des soupçons de blanchiment d’argent, suite au plan de sauvetage public d’un montant de 53 millions d’euros accordé à la compagnie d’aviation Plus Ultra, (3 avions seulement), liée au Vénézuéla et à des membres communistes de ce pays. Il a été inculpé d’appartenance à un groupe criminel, trafic d’influence et falsification de documents.
Mais une affaire judiciaire peut en cacher une autre. Le 19 mai dernier, les agents de l’UDEF (Unité de délinquance économique et fiscale), ont découvert lors d’une perquisition, dans un coffre que détenait Zapatero, une collection de bijoux, des colliers de pierres précieuses, bracelets ornés de pierres de couleur, des montres et diverses pièces de joaillerie. Il a prétendu que ces pièces auraient appartenu à la famille de son épouse.
Suite à une expertise ordonnée par le juge chargé de l’enquête, sous serment, les experts ont évalué l’ensemble, provisoirement à un peu plus de 1,3 millions d’euros. Mais ce qui est reproché à Zapatero, c’est le manque total de traçabilité fiscale desdits bijoux, qui fonde cette nouvelle inculpation.
Le juge Calama a ainsi relevé : « l’acquisition de bijoux de la valeur indiquée génère nécessairement des obligations fiscales, que ce soit au titre de l’IVA (TVA espagnole), de l’ITP, de l’impôt sur les successions et donations ou de l’IRPF selon la nature de l’acte juridique ». La fiscalité espagnole (La hacienda), pourrait ainsi taxer cet enrichissement patrimonial à un taux marginal d’environ 46%.
Les 17 et 18 juin une comparution est prévue devant la justice. Zapatero n’a pas pu (pour l’instant), fournir des justificatifs de paiement des douanes, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation de ces bijoux. L’opposition depuis plusieurs semaines, appelle à la démission de Pedro Sánchez qui est un inconditionnel de Zapatero, à qui il a confié plusieurs missions sensibles au sein du PSOE. Tout dernièrement aussi, il aurait été mis à jour une possible officine au sein du PSOE, en charge selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations judiciaires visant la famille de Pedro Sánchez, ce que ce dernier dément. Car la femme et le frère de Sánchez sont aussi poursuivis devant la justice.
Les dépêches de l’AFP que reprennent comme des petits toutous, toute la bonne presse, y compris Le Figaro, présentent immanquablement Zapatero comme « une figure très respectée de la gauche espagnole ». Or Zapatero a été un des socialistes les plus sectaires, très grand ami de Chavez puis de Maduro, et du régime de Cuba. Il a défendu becs et ongles la tyrannie chaviste au Vénézuéla et a légitimé les élections présidentielles frauduleuses de 2024, prenant le contre-pied de la communauté internationale. C’est Zapatero qui a été à l’origine des lois mémorielles et historiques, véritables lois staliniennes, qui verrouillent complètement la recherche historique en Espagne, et les libertés d’expression et de réunion, que Sánchez a aggravées.
Espérons que le peuple espagnol se réveille une bonne fois pour toute, et chasse par son vote cette clique prévaricatrice et totalitaire. L’Europe en tout cas reste (étrangement ?) muette ; n’est pas Orban qui veut.
Michel Festivi







