Ce qu’il y a de bien avec la télévision française, c’est que l’on n’est jamais déçu ! C’est ainsi que le samedi 29 août était diffusé sur la chaine « 4 » , un film franco-belge datant de 2017, qui n’avait fait au box office à l’époque, que 309 781 entrées.
En deux mots, le synopsis était le suivant. Dans une petite ville française du Pas-de-Calais l – « Hénard », pour Hénin-Beaumont ? -, une jeune infirmière libérale, mère divorcée – interprétée par la jolie Emilie Dequenne, aujourd’hui disparue -, est approchée par un parti « d’extrême droite » pour prendre la tête de la liste aux prochaines municipales. Bref, « On est chez nous » – c’est le titre du film -, est un spectacle cinématographique de derrière les fagots dont seule la « bienpensance » de gauche a le monopole exclusif, pour vilipender les vilains « petits canards » de droite.
Un faux nez ridicule du Rassemblement national et de la Droite nationale dans son ensemble
La cheffe d’un parti, le Rassemblement National Populaire, qui n’a rien à voir avec celui de Marcel Déat – encore que -, une blonde – tiens, tiens -, interprétée par Catherine Jacob, a besoin d’un faire valoir local pour s’implanter dans la circonscription. Suivez mon regard …Ce RN….P se veut , en tous points, une sorte de copie du vrai Rassemblement National, mais avec un logo, des figures et des slogans trop caricaturaux. La « jeune cruche » que le parti met à sa tête localement, est protégée par un service d’ordre maison qui s’appelle non pas le DPS – c’eut été trop ressemblant -, mais le SERP ! Un mauvais clin d’oeil à la maison d’édition de feu le grand Jean-Marie ? Et, comme cela ne suffisait pas à charger la barque, on met en scène un certain « Bloc » – là encore, suivez mon regard-, qui n’est qu’un ramassis de nervis cagoulés dont la ratonnade semble être la principale réjouissance.
À vouloir trop en raconter, à chercher à étayer des thèses fumeuses, à vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes, on passe à côté de la vérité, on rate sa cible, le RN, si tant est que ses dirigeants méritent d’être cloués au pilori. D’ailleurs, le journal « Les Echos » dans une critique du film, s’interrogeait sur le fait que , justement, à force d’enfoncer un clou on dérape. En voulant salir le Rassemblement National, le réalisateur et scénariste Lucas Belvaux a, en fait, rendu sympathique le programme de ce RN…P fantasmé, qui s’affiche « franchouillard » en diable, collant bien à la sociologie de la population de souche.
On se demande bien ce que de talentueux acteurs comme André Dussolier, la notabilité manipulatrice locale,- une sorte de « deux ex machina » dans cette histoire -, Emilie Duquenne et Catherine Jacob, viennent faire , finalement, dans ce navet ?
Jean-Claude ROLINAT
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