A l’heure à laquelle ces lignes sont écrites (vendredi 2 octobre, NDLA), on dénombre 300 policiers et gendarmes blessés, une quarantaine de proviseurs dans le même état, des pompiers caillassés, des surveillantes poursuivies en pleine rue, des gardiens de lycée insultés et agressés, une lieutenant-stagiaire de police passée à tabac au cri de « sale put*, tuez-la », une jeune femme brûlée au visage volontairement par un émeutier, des lynchages d’élèves par des éléments venus des cités défrancisées, du mobilier urbain saccagé, des établissements scolaires incendiés, des véhicules de secours détruits etc. Quels enseignements peut-on tirer de ce nouvel embrasement hexagonal ?
Échauffement avant la présidentielle pour les milices de la galaxie « insoumise »
Premier élément à noter : l’embrigadement d’une partie de la jeunesse lycéenne et estudiantine par la gauche radicale semble avoir fonctionné (1). Des éléments politisés, peu nombreux, ont réussi à pousser une partie non négligeable de leurs camarades de classe à bloquer les lycées. Les méthodes employées ont visiblement oscillé entre l’intimidation sournoise et la persuasion politico-idéologique (2).
Bref tour d’horizon de cette mouvance : signalons tout d’abord l’Union syndicale lycéenne (USL), dont le président, Ryad Rani, 19 ans, est devenu l’un des visages de la contestation. Ce dernier a été candidat en 3e position sur une liste baptisée « solidaire et citoyenne », emmenée par un dirigeant de La France Insoumise, à Wattrelos, dans le Nord.
Il faut aussi mentionner la très à gauche Union étudiante, peu connue jusqu’alors du grand public, une fédération de syndicats étudiants créée en 2023, après une scission de l’UNEF et le rapprochement de plusieurs organisations locales.
Il faut également citer Le Poing Levé, collectif étudiant rattaché à Révolution permanente, une organisation trotskyste fondée en 2022 en tant que section française du Courant Révolution Permanente – Quatrième Internationale.
Les membres de ces organisations affichent au minimum une position ambiguë vis-à-vis de l’action violente voire pour certains d’entre eux assument crânement d’y avoir recours.
Entrisme islamiste
Enfin, il faut absolument évoquer Génération EDR (Espoir, Dignité et Résistance). Mohamed Louizi, ingénieur et essayiste dans le civil, mais surtout Frère musulman repenti, pointe notamment le rôle d’un certain Zine-Eddine Messaoudi, porte-parole et « figure montante » du collectif, qui incarnerait selon lui la nouvelle garde brutale opérant une jonction stratégique entre le syndicalisme lycéen et l’islamisme.
Hugues Serraf dans Atlantico écrit ceci : « Pour approcher la jeunesse, explique-t-il, on ne commence évidemment pas par lui servir le dogme religieux tout cru mais plutôt par l’enfouir sous plusieurs couches successives : « l’humour et la dérision », puis « la musique et le rap », l’hystérisation autour du discours victimaire et de « l’islamophobie », et enfin le discours « identitaire, mémoriel, religieux et ethnique ». En d’autres termes, lorsque l’islamisme devient identifiable comme tel, le « travail » est déjà largement accompli. » Visiblement, l’étape de l’entrisme au sein des syndicats lycéens est en cours d’incubation.
Plus confidentiel, mais digne d’être relevé, d’après la journaliste Nora Bussigny « parmi les relais les plus actifs du mouvement lycéen en ligne, on retrouve des comptes de jeunes affiliés à la France Insoumise mais aussi Shahin Hazamy, agent d’influence du régime Iranien, récemment condamné pour apologie du terrorisme (il a fait appel)« .
Culture-Cité : la prison mentale
Au-delà des inévitables « wesh », « wallah », « frère » et autres incontournables drapeaux palestiniens et algériens visibles dans les cortèges et autres scènes d’échauffourées, le téléspectateur ou l’internaute ne peut qu’être frappé par l’appauvrissement généralisé du langage chez les manifestants, les syndicalistes lycéens, les casseurs, les émeutiers etc. Évidemment, pour les populations allogènes vivant dans les territoires conquis de la Charia et du Caïdat, la langue française est quasiment devenue un idiome étranger. Mais on remarque aussi que pour nombre de jeunes « Céfrans », la langue de Molière est à peine mieux maîtrisée que par leurs homologues issus de la Diversité. Onomatopées incompréhensibles, sabir banlieusard imbitable, arabe rudimentaire mélangé à des expressions gitanes, expressions anglo-afro-américaines recrachées ici ou là, vocabulaire dépassant rarement les 500 mots etc. Cet effondrement linguistique est à la fois une cause et une conséquence de l’enfermement mental d’une partie de cette jeunesse grandissant en France.
Génération sociopathe
La sous-culture rap et l’ultra-violence qu’elle véhicule, l’omniprésence de la Playstation dans les foyers, le shit consommé quotidiennement (3), le défilement infini (doomscrolling) de vidéos sur les écrans, la baisse du nombre d’heures de sommeil (en raison des 4 facteurs cités précédemment) ont fait exploser les pathologies physiques et psychiques d’une partie de cette jeunesse (schizophrénie, dépression, obésité, tendances suicidaires etc.), réduit les dispositions à l’empathie (comportements sociopathiques) et ont empêché tout apprentissage de domestication de la frustration (disparition de la gratification différée au profit du funeste « tout, tout de suite! »).
Une large partie de la génération Z et la totalité de la génération Alpha (née à partir de 2010) ont baigné dans ce cloaque infâme. Rares sont ceux qui en sortent indemnes (4). Qu’ils soient membres des peuplades extra-européennes ou d’une longue lignée française, nombre d’individus issus de ces deux générations sont de véritables bombes à retardement.
Tic-tac, tic-tac…
Maurice Gendre
1) Plusieurs figures LFI-NFP ont apporté leur bidon d’essence rhétorique pour alimenter le brasier insurrectionnel, parmi ces boutefeux on peut citer pêle-mêle : Bally Bagayoko, Aymeric Caron, Louis Boyard, Mathilde Panot et bien sûr Jean-Luc Mélenchon lui-même. Et cela avant d’appeler très timidement à l’apaisement alors que le feu était déjà incontrôlable.
2) Principales revendications mises en avant : remplacement des professeurs absents et nouveaux recrutements, travaux de rénovation des établissements vétustes et insalubres, fin de Parcoursup, aménagement des horaires et baisse des tarifs d’inscription pour les étudiants extra-communautaires à l’université.
Ève Vaguerlant, essayiste et enseignante à Paris, faisait remarquer fort justement qu’un professeur peut passer aujourd’hui près de 80% d’une heure de cours à essayer d’obtenir un relatif silence et on serait tenté d’ajouter quand il ne doit pas s’arranger pour finir sa journée sans trop de dégâts. Un état de fait qui n’encourage nullement les vocations professorales.
En ce qui concerne Parcoursup, cette plateforme est effectivement connue pour être une usine à gaz et très souvent injuste mais elle est le résultat d’un baccalauréat qui n’assure tout simplement plus une de ses missions, à savoir : sélectionner.
Quant à la vétusté (réelle) des locaux et des bâtiments, sans trop s’avancer, on peut dire qu’y mettre le feu ou les saccager ne devrait guère arranger la situation…
Pour les heures de cours prétendument « trop nombreuses », on plaint d’avance ces demoiselles et ces messieurs lorsqu’ils taperont à la porte d’une entreprise pour être embauchés.
Et enfin concernant les droits d’inscription jugés « trop élevés » pour les étudiants non-européens, on notera une fois encore le travail de sape effectué par la gauche qui tente de gommer toute politique de légitime préférence envers les « nationaux » et les Européens au détriment très relatif des autres.
3) La concentration en THC (tétrahydrocannabinol, la molécule psychoactive du cannabis) a fortement augmenté au fil des décennies, tant pour l’herbe que pour la résine (haschisch). La dangerosité n’en est donc que plus grande et le discours qui consiste à présenter encore et toujours le « te-shi » comme une drogue « douce » est purement et simplement irresponsable.
4) Ceux qui en sortent indemnes (ou moins abîmés que les autres) ont notamment entouré le pape Léon XIV au Stade de France le vendredi 25 septembre 2026.
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