TRappes

Deux mots sur les crimes de Trappes

La trajectoire sanguinaire de Kevin Tessier, à Trappes le 23 octobre, a permis à la Gauche et, bien au-delà chez tous les anti-Blancs soi-disant antiracistes, de proférer des sottises pour alourdir encore leur emprise totalitaire. L’auteur des tirs est pourtant un cas intéressant de pathologie sociale, un cas qui a pu prospérer sur notre américanisation anomique. En effet, nous avons là une détestable importation d’un phénomène nihiliste typiquement américain, apparu avec le recul de la foi protestante. Après l’avoir entendu évoquée par le criminologue Xavier Raufer, j’ai un peu approfondi la question.

Régis Debray écrivait dans Le Figaro du 22 novembre 2001 :

Ce qui sauve la société américaine de l’atomisation individualiste, c’est le monothéisme. Aux États-Unis, il n’y a pas de religion officielle mais l’officialité baigne dans le religieux. Vouloir importer le culte du billet vert, des stocks -options et de la Bourse sans la spiritualité qui va avec, c’est pour le moins inconséquent, voire dangereux.

C’est pourquoi l’exportation de ce phénomène de pathologie sociale criminelle hors des États-Unis a commencé par d’autres pays protestants, menacés plus que les autres par « l’atomisation individualiste ». Dans le monde occidentalisé, nous avons ainsi constaté la perpétration de ce type de crimes dans d’abord en Norvège ou en Nouvelle-Zélande. Dans le premier cas ce fut le massacre perpétré par Anders Breivik, en 2011, qui fit 77 morts, dans le second celui commis par Brenton Tarrant, en 2019, qui en fit 51. Heureusement Kevin Tessier n’est pas parvenu à réussir un massacre d’ampleur comparable, la police (« qui tue », Mélanchon dixit) ayant courageusement arrêté à temps la folle course du criminel en le prenant vivant.

Baigné dans un matérialisme vulgaire, provoqué chez nous par l’américanisation, le sujet qui passe à l’acte se trouve réduit à l’état d’individu consommateur, atomisé, dans une « officialité » numérisée, sans spiritualité, sans idéal ni même sens commun. Voilà une crétinisation américanomorphe qui produit des monstres, quel que soit le mobile qu’ils se donnent, en délires paranoïdes (Breivik ne prétendait-il pas combattre l’immigration exotique… en massacrant de jeunes Norvégiens de souche ?). Aux États-Unis des tels massacres sont perpétrés de façon récurrente, notamment dans des collèges, pour des motifs futiles, difficiles à définir, au détriment de condisciples ou de la hiérarchie.

Il ne faut donc pas chercher d’explication politique ou sociale cohérente à l’expression d’une telle pathologie sociale qui n’est plus cantonnée aux pays protestants en décadence. N’en déplaise aux antiracistes, attirés par l’odeur du sang comme des requins, ou au maire musulman de Trappes, il s’agit ici d’un simple cas de délire paranoïde, typique d’un énergumène narcissique dont le nombril est devenu le centre du monde, faute d’être encore capable de voir autre chose en dehors de son smartphone. Quant on veut se livrer à un terrorisme véritablement politique, on n’agit pas seul ou hors de tout cadre collectif organisé.

Tel fut le cas le 1er novembre 1954 en Algérie, avec la Toussaint rouge, les premiers attentats du FLN ayant consisté en des assassinats de Français de souche (on disait européens) visés au hasard. Emblématique fut ce jour, quand un couple d’instituteurs fraîchement mariés, Guy et Jeannine Monnerot, furent abattus au pistolet mitrailleur alors qu’ils allaient prendre leur poste pour enseigner à des petits algériens… Pas de commémoration officielle en France… Serait-ce parce que ces victimes, blanches et françaises, procédaient d’un crime contre l’humanité nommé colonisation comme l’a proféré Emmanuel Macron in situ en 2017 ? En tout cas la Gauche n’a jamais considéré ces assassinats d’Européens comme racistes.

Pour la Gauche et les antiracistes, la doctrine demeure intangible : la racisme anti-blancs n’existe pas…

Eric Delcroix.

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