L’agression d’un rabbin à Orléans le 22 mars dernier par une jeune racaille (16 ans) sous les yeux de son jeune fils (9 ans, lui) a été longuement relayée dans certains médias, plus brièvement dans d’autres, mais n’aura guère émue les participants de la huitième édition de la Marche des solidarités, défilant contre « l’apathie de l’opinion face à la montée des intolérances », à Paris tout autant qu’en province…
C’est que chez ces « gens-là », pourtant si prompts à faire table rase de toute identité raciale, sexuelle, religieuse, historique ou culturelle, on ne mélange pas le soutien aux migrants, aux Palestiniens et aux LGBTYXZ+, nouveaux damnés de la terre, avec celui aux enfants d’Israël, fussent-ils tous compatriotes.
On s’en est beaucoup ému « à droite » de l’échiquier politique, guère à gauche (euphémisme) de celui-ci… On peut certes déplorer un tel constat.
Et plus encore que rien ne laisse espérer un changement quelconque des mentalités. Car notons que les premiers s’émeuvent habituellement peu à l’évocation des 42 000 morts à Gaza en un an (7 octobre 2023-7 octobre 2024)… et les seconds de la soixantaine d’otages encore aux mains du Hamas et de leurs conditions de survie ; si « vie » il y a encore pour tous.
Les habitudes ont la haine-de-l’autre dure.
Quant au « fait-divers » d’Orléans, si l’agressé est facilement identifiable par sa kippa, saluons le travail remarquable des forces de l’ordre qui ont réussi à appréhender l’agresseur qui avait tranquillement poursuivi son chemin après avoir accompli son petit « djihad » personnel.
La chose n’était guère aisée, le « héros d’Allah » étant connu sous pas moins de trois identités : une marocaine et deux palestiniennes, selon une source proche du dossier.
Jamais plus qu’à Orléans et jamais plus que ce 22 mars, « on ne sent combien c’est beau, combien c’est grand, combien c’est généreux la France ! Vive la République ! Vive la France ! » s’enthousiasmeront certains, tandis que d’autres s’étrangleront de rage en pastichant le célèbre discours du général De Gaulle, le 4 juin 1958 à Alger.
Philippe Randa vient de publier Heur(t)s et malheurs en Macronie aux éditions Dualpha, collection « Patrimoine des héritages », 180 pages, 21 €. Pour obtenir ce livre, cliquez ici.