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Le coup d’œil de Philippe Randa : pathétique François Bayrou !

Pour exister encore et toujours, fusse en un été de canicule où les Français se préoccupent davantage de se terrer à l’ombre qu’à l’écouter, François Bayrou a sonné le tocsin : en 2027, l’année sera apocalyptique avec « le risque maximum (d’) un deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche » à la prochaine élection présidentielle ; ce qui serait, dixit l’intéressé « une catastrophe. »

Comment ose-t-il annoncer cela, alors qu’il a été, même si toujours au second plan, un des principaux artisans de la situation actuelle de la France ; situation pour le moins désastreuse avec ses 3 500 milliards de dette (plus de 3 577 milliards le jeudi 13 août selon horloge-de-la-dette-publique.com) ?

Et outre l’état des finances, est-il nécessaire de lui rappeler celui des hôpitaux, de la sécurité publique ou encore le déluge de critiques sur la gestion de crise des incendies de forêts depuis deux mois ?

Paraître encore un peu, faute de n’être plus : François Bayrou, malgré ses innombrables efforts, restera sans doute dans l’Histoire celui qui « aurait bien voulu, mais n’a point pu », comme dans La bonne du curé, la chanson interprétée naguère par Annie Cordy.

Quoiqu’à toute menace, fût-elle apocalyptique, l’ex-Premier ministre et ex-Maire de Pau a, bien sûr, une solution : celle de l’urgence pour l’ensemble des partis faillis… d’organiser une Primaire en vue de l’élection présidentielle !

Solution qui pourrait peut-être ne pas apparaître à tout-à-chacun d’une magistrale originalité, s’il ne l’envisageait différente de toutes les Primaires passées et qui, pour mémoire, rappelons-le, n’ont jamais apporté, dans notre pays, la moindre victoire à l’heureuse ou heureux sélectionné(e), autant « à droite » qu’« à gauche ».

La différence selon François Bayrou ? Que cette Primaire ne soit pas, comme toutes celles passées, petites, surtout pas petites… Celle qu’il préconise devra être grande ou ne pas être… Si grande qu’elle devra réunir « tous ceux qui rejettent les extrêmes » pour désigner un candidat unique, c’est-à-dire « du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu’aux gaullistes » et, dans un inventaire à la Jacques Prévert ou peut-être se rappelant André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, il en appelle à un « terrible cortège » de candidats aussi potentiels que n’ayant pour certains rien demandés : Bernard Cazeneuve, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, François Baroin, Yaël Braun-Pivet… et même l’ex-commissaire européen Thierry Breton.

Un choix qui, à l’évidence, faute de « sentir la gagne », laisse perplexe : y croit-il vraiment ou n’a-t-il cherché qu’à amuser la galerie, dans ce qui apparaît comme un ultime tour de piste d’un clown plus pathétique que triste ?

Philippe Randa

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