Nul doute que, ce 11 septembre, 25ème anniversaire du raid sur les Twin Towers de New York par des avions de ligne dont s’étaient emparés des pirates islamistes, les médias évoqueront à l’envi cette tragédie qui couta la vie à près de trois mille personnes en 2001. Mais c’est une autre tragédie, lourde de conséquences économiques incalculables pout le monde entier, que nous évoquerons ici : nationaliste intransigeant, figure majeure du mouvement MAGA, Charlie Kirk était abattu le 10 septembre 2025 lors d’un meeting dans une université de l’Utah par Tyler Robinson, un jeune Blanc « antifasciste radicalisé » et concubin d’un transgenre.
Dans une vidéo qui, avec le recul, serre le cœur, Kirk avait accusé Emmanuel Macron d’encourager l’immigration en France — dont il admirait « la contribution exceptionnelle à la civilisation occidentale » —, ce qui pouvait aboutir qu’à la fin de la nation France . Il nous adjurait donc de rester fidèle à nos racines et de ne pas nous laisser envahir, sous peine de perdre notre âme et de laisser notre pays devenir une jungle.
Kirk : « Tout faire pour éviter une guerre contre l’Iran »
Qui avait armé le désaxé Robinson et à qui allait profiter le crime ?
Le 17 mars dernier, trois semaines après les offensives conjointes Fureur épique (USA) et Lion Rugissant (Israël) contre l’Iran, Joe Kent, vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan et ami très proche de Charlie Kirk, claquait la porte du National Counterterrorism Centre, équivalent de notre DGSE, dont il avait été nommé directeur après l’élection de Donald Trump, et il accordait le lendemain au controversé mais célébrissime journaliste Tucker Carlson un long entretien au cours duquel il n’excluait pas que l’assassinat de Kirk ait été « téléguidé par Israël » (https://tuckercarlson.com/live-show-march-18-2026).
Affirmant que, d’abord chargé d’enquêter sur l’attentat, le Counterterrorism Centre avait été dessaisi du dossier au profit du FBI, qui « bloquait toute investigation approfondie », Kent révélait aussi que lors de sa dernière rencontre avec Charlie Kirk à la Maison-Blanche, quelques jours avant l’élimination du prometteur trentenaire, celui-ci l’avait mis en garde contre Israël et « imploré de tout faire pour éviter une guerre contre l’Iran ».
« Ainsi, ajoutait-il, quand l’un des plus proches conseillers du président Trump nous supplie de ne pas mener une telle guerre et de reconsidérer, à tout le moins, nos relations avec les Israéliens, et puis est subitement assassiné en public, et que nous ne sommes pas autorisés à poser la moindre question à ce sujet, c’est un point crucial. »
Candace Owens devait résumer l’intervention de Kent en déclarant un peu abruptement : « Charlie Kirk assassiné après avoir rejeté le deal avec Netanyahou. » Mais Tucker Carlson lui-même n’avait-il pas déclaré d’emblée après le déclenchement de l’offensive que ce n’était « pas la guerre des États-Unis mais la guerre d’Israël » ?
De l’Irak à l’Iran
Les morts de New York avaient été utilisés par le gouvernement de George Bush junior pour préparer l’opinion états-unienne à la seconde guerre d’Irak et à l’assassinat de Saddam Hussein… alors que le trop laïc raïs irakien était l’ennemi numéro un de l’organisation Al Qaïda dont se réclamaient tous les conjurés (1) de l’attentat du 11 septembre 2001 ! Interrogé le 9 avril sur ces accusations de Joe Kent, Donald Trump devait les rejeter en bloc sur son réseau « Truth Social : « Je sais pourquoi Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens, Joe Kent et Alex Jones […] trouvent formidable [sic] que l’Iran, premier État soutenant le terrorisme, ait l’arme nucléaire. C’est parce qu’ils ont quelque chose en commun : ils ont un QI bas. Ils sont stupides… Ce sont des déséquilibrés, des fauteurs de troubles qui feraient bien d’aller voir un psychiatre. »
Reste à savoir qui est réellement déséquilibré. Ceux qui, avant l’offensive du 28 février, plaidaient la modération, ou celui qui, dès le 3 mars, croyait pouvoir annoncer triomphalement : « Nous avons gagné la guerre » avant de jurer de « ramener l’Iran à l’âge de pierre », menace d’ailleurs brandie derechef le 23 avril, cette fois par Israël Katz, ministre israélien de la Défense ? A la lumière de la liquidation de Charlie Kirk, on peut toutefois se demander si l’étrange attentat anti-Trump du 25 avril dernier à Washington n’était pas un avertissement à l’hôte de la Maison-Blanche, au cas où faibliraient ses ardeurs guerrières.
Camille Galic
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