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Deux victoires pour Florence Bergeaud-Blackler

L’anthropologue, chercheur au CNRS, auteur d’un livre retentissant : « Le frérisme et ses réseaux, l’enquête », publié aux éditions Odile Jacob en janvier 2023, vient de remporter deux victoires importantes pour le combat des idées et les libertés publiques.

J’ai ici, à plusieurs reprises, dans ces colonnes, rappelé comment cette universitaire, qui dissèque au scalpel l’emprise de plus en plus grande des islamistes et notamment celle des frères musulmans dans nos sociétés occidentales, avait été clouée au pilori.

Elle a dû, courageusement, affronter des cabales d’universitaires de l’islamo-gauchisme. Elle a dû faire face aux oukases, aux injures, voire aux menaces de mort de l’islamosphère. Cela l’a conduit à devoir porter plainte, mais surtout à souffrir une protection policière. Il faut dire que ni le corps universitaire, ni les autorités qui doivent la défendre et la protéger ne se sont beaucoup préoccupés de faire leur devoir.

Vous vous souvenez, que très courageusement, la Sorbonne avait annulé puis reporté la conférence qu’elle devait faire, dans le cadre d’un diplôme universitaire, proposé par le référent laïcité, une formation continue sur le fait religieux. Et bien cette conférence a pu se tenir, certes sous très haute protection policière, ce qui en dit long sur l’état de soumission de nos institutions publiques, mais elle s’est tenue, ce qui constitue incontestablement une victoire pour elle et les valeurs des libertés publiques que veulent faire disparaître les tenants des totalitarismes communisto-islamique.

Pierre-Henri Tavoillot, le référent universitaire de ce cursus a présenté ainsi Madame FBB : « Nous ne sommes pas seulement ici pour témoigner notre soutien à FBB, dont l’ouvrage a été attaqué, mais aussi parce que ce livre est vraiment un très bon livre. »

La conférencière a pu détailler le fruit de ses recherches, et surtout réaffirmer que la dénonciation de « l’islamophobie » constitue le fer de lance de cet entrisme islamique, et que le frèrisme trouve dans « l’islamo-gauchisme », son meilleur compagnon de route, comme le souligne l’article du Figaro du 3/06/2023.

D’ailleurs la meilleure preuve de la confirmation des thèses de Madame FBB, est que justement, elle est attaquée de toute part et surtout par l’Université, ce qui démontre qu’elle a visé juste. En règle générale, quand un auteur, un historien, un écrivain est vilipendé par l’Université française, c’est qu’il est dans le vrai et qu’il dénonce des faits avérés. De nombreux exemples abondent depuis Reynald Secher, en passant par Sylvain Gouguenheim ou Georges Bensoussan. Même Sylviane Agacinski, qui vient d’être élue à l’Académie Française, et qui s’est prononcée contre la GPA et les diatribes de l’ultra féminisme politique, femme de gauche s’il en est, a aussi été censurée par le wokisme et a été privée de conférence par le passé.

Honorée par la Revue des Deux Mondes

Autre victoire et non des moindres en faveur de FBB, la fameuse Revue des Deux Mondes vient de lui décerner, le 1er juin, son 16 ème prix, pour son livre, et sa Directrice Madame Aurélie Julia a ainsi justifié la remise du prix en indiquant : « les membres du jury ont voulu récompenser la qualité d’un travail fouillé ainsi que le courage d’une femme menacée pour ses recherches. La liberté d’expression est un droit fondamental en France ». Devoir le rappeler en 2023 en dit long sur l’état de décomposition et d’emprise de notre société française.

FBB a quant à elle tenu à dire que : « ce prix couronne son livre, fruit d’une recherche scientifique durant plus de 20 ans, ce prix honore le combat quotidien pour la liberté académique, la recherche et l’enseignement. »

La revue a tenu à mettre en avant que : « FFB explore l’origine de cette idéologie politico-religieuse, son fondement doctrinal, son organisation et la manière dont ce mouvement islamiste étend son empire au cœur même des sociétés. »

Parmi les membres du jury de cette année, on peut citer Franz-Olivier Giesbert, Renaud Girard, Elise Longuet.

Déjà en 2018, la Revue des Deux Mondes avait primé Gilles Kepel qui dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’Ecole Normale Supérieure, alors auteur chez Gallimard de : « Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français. » Gilles Kepel a d’ailleurs préfacé l’ouvrage de Madame FBB, et a dû subir, lui-aussi une protection policière suite à des menaces de mort.

Des petits succès certes, mais qui révèlent que dans notre pays, les libertés d’expression, de réunion et d’association sont remises en cause tous les jours, et en premier par le ministre de l’intérieur qui n’interdit pas des manifestations de l’ultra-gauche souvent violentes, mais qui préventivement, piétinant tous les principes du droit, fait interdire les réunions de ceux qu’il considère abusivement comme des tenants de « l’extrême-droite » ou de « l’ultra-droite », alors que les précédents avaient démontré que ces expressions n’avaient jamais engendré, par le passé, des heurts à l’ordre public, sauf de la part de ceux qui voulaient les empêcher de manifester, de se réunir, ou de faire valoir des voix contraires.

Michel Festivi

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