Nous avons la classe politique la plus nulle qui soit, à de très rares exceptions près. Il est donc normal que notre pays sombre dans le néant, par la faute de politiciens totalement incultes et ignares. Mais le comble du comble vient d’être atteint par le nullissime Jean-François Copé, maire de Meaux, et qui fait partie de ces tristes personnages.
Le Figaro du 9 janvier 2026 nous apprend, qu’interrogé sur BFMTV le 8 janvier, au sujet des municipales à Paris, et de la candidature de Sarah Knafo qui s’était dite prête à travailler avec Rachida Dati, il a fait du Xavier Bertrand en déclarant que son camp n’avait « rien à voir avec Sarah Knafo, ni avec Éric Zemmour….il a fait l’éloge de penseurs d’extrême droite, tel que Jacques Bainville, qui n’est pas très connu aujourd’hui, mais qui était un des philosophes de l’extrême droite au 19ème siècle ».
Comme bêtises incommensurables, on ne fait pas mieux. Outre les absurdités habituelles sur la non possibilité de s’associer avec tel ou tel, qui relève de l’analyse politique digne d’un enfant de trois ans et encore, Copé se distingue par une vertigineuse ignorance qui confine à une incompétence remarquable.
Jacques Bainville (1879-1936), fut un étourdissant journaliste, un prodigieux historien, qui fut élu à l’académie française en 1935, au fauteuil de Raymond Poincaré. Outre ses éditoriaux dans le quotidien L’Action française, il était le directeur de la Revue Universelle. Il écrivait aussi, dans de très nombreux journaux, Le Petit Parisien, La Gazette, La Liberté, La Nation Belge, et bien d’autres encore.
Dreyfusard, puis monarchiste, malgré qu’il fût un fils de famille des plus républicaines qui soit, il voyagea notamment en Allemagne et publia son 1er livre en 1900, à 20 ans, Louis II de Bavière. Bainville fut donc, contrairement aux élucubrations vides de sens de Copé, historien et journaliste et du XXème siècle.
Il se fera connaître par ses chroniques économiques et financières, qui seront très lues et très suivies. Mais c’est en 1920, qu’il va publier un livre en tout point extraordinaire au premier sens du terme, que tout homme cultivé doit avoir lu, -( ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, Les conséquences politiques de la paix, sur le funeste traité de Versailles (1919). Cet ouvrage, écrit en référence au livre de Keynes, Les conséquences économiques de la paix, est proprement saisissant.
Dès 1920, Bainville, par ses connaissances politiques et historiques-(Ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, va 15 ans avant tout le monde, décrire la montée du pangermanisme allemand, imaginer un futur Adolf Hitler, qui sera à la fois écrit-il « socialiste et national » et qui deviendra le chef de la nouvelle Allemagne revancharde. À cette date, Hitler était encore un simple caporal démobilisé, qui commençait une carrière de renseignement politique dans la nouvelle armée allemande, à la demande de son capitaine.
Bainville, en 1920, prévoit l’arrivée de l’Anschluss qui n’interviendra qu’en 1938, le démantèlement de la Tchécoslovaquie (septembre 1938 à mars 1939), et que la guerre reprendra entre l’Allemagne et la France à cause du couloir polonais de Dantzig (septembre 1939), qu’il jugeait comme une absurdité totale, séparant deux parties de la Prusse allemande. J’indique à l’attention de Copé, que les éditoriaux de Bainville étaient lus par tous les hommes politiques de premier plan de cette époque, et qu’à plusieurs reprises, le ministère des affaires étrangères lui sollicita des conseils officieux, voire lui confiera des missions officieuses, tant les chancelleries étaient impressionnées par son savoir.
Bainville aura cette sentence célébrissime sur le calamiteux traité de Versailles « il s’agit d’une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dur pour ce qu’elle a de doux ». Comme beaucoup, il déplora que l’Allemagne ne fût pas divisée, à l’instar de François Mauriac, qui un jour, bien plus tard, avait déclaré « j’aime tellement l’Allemagne, que je suis ravi qu’il y en ait deux ». Non Copé, Bainville ne fut pas un philosophe du XIXème siècle !
Son Histoire de France, publié en 1924, reste une référence majeure, il écrivit des dizaines de livres d’histoire, tous plus remarquables les uns que les autres, comme Bismarck et la France, Histoire de deux peuples, Histoire de trois générations etc…Nous avions dans le temps, des personnages politiques qui avaient une culture exceptionnelle, qui en imposaient. Je pense bien sûr à des hommes aussi différents que Charles de Gaulle, François Mitterrand, Philippe de Villiers ou Jean Marie Le Pen. Copé a cru devoir vilainement faire référence dans sa diatribe balourde, à Éric Zemmour.
Quoi que l’on puisse penser de lui et de ses idées, il est largement avéré, qu’Éric Zemmour dispose d’une culture politique, philosophique, historique hors du commun, il l’a démontré dans ses prises de positions, ses articles, ses ouvrages. Copé se range parmi les plus aculturés de nos politiciens de basse extraction, comme les Xavier Bertrand et autres quidams ou le Delogu de LFI ; comme aussi le premier d’entre eux, un dénommé Emmanuel Macron, qui avait prétendu, en 2017, que la France n’a pas de culture, ni art. On comprend pourquoi notre pays part en quenouille, et qu’il n’est plus ni entendu ni écouté sur la scène internationale, et que nous sommes souvent la risée de tous.
Michel Festivi








Il est nul .Verbeux, abonné aux idées toutes faites dans l’air du temps ( ou qu’il imagine telles). un vrai « has been » : Du balai !
Précisions sur le maire Copé : il est issu d’une famille ashkénaze de Roumanie, les Copelovici, et son père le Dr Roland Copel, puis Copé depuis un décret de 1956, était un proctologue réputé, également comédien à ses heures. C’est ainsi qu’on put le voir à la télévision dans plusieurs séries telle “Plus belle la vie”, mais aussi au cinéma. Notamment dans le film “La Rafle” (du Vel’ d’Hiv’) sorti en 2010 et dont la réalisatrice Roselyne Bosch lui avait attribué, non sans malignité, le rôle du… maréchal Pétain !
Quant à Copé junior, il avait critiqué en octobre 2009 le “droit à la différence” et s’était déclaré “à titre personnel, vraiment militant depuis très longtemps d’un débat sur l’identité française” tout en se disant “choqué qu’il soit quasiment impossible d’apprendre l’arabe dans l’Éducation nationale”. Sa seconde épouse, Nadia Hamama, est, il est vrai, d’origine kabyle.