À quoi servent les 720 eurodéputés ? Poussée par un syndrome latino-américain, la Führerin Ursula von der Layen s’apprête à perpétrer un véritable coup d’Etat.
Alors que le traité Mercosur adopté le 9 janvier par les pays de l’Union européenne, mais seulement à la majorité qualifiée puisque la France, l’Autriche, la Pologne, la Hongrie et l’Irlande ont voté contre, devait être ratifié par le Parlement européen, la présidente — non élue — du Conseil européen a souverainement décidé l’entrée en vigueur de ce traité dès le 17 janvier. Donc avant que le Parlement puisse se prononcer. Il y a là non seulement contournement des institutions européennes mais aussi abus de pouvoir manifeste qui ferait hurler, à juste titre, s’il était le fait d’un Poutine ou d’un ayatollah Khamenei.
Comment va réagir le président français ? Nul doute qu’in petto, il n’est pas mécontent de la blitskrieg allemande, lui-même ayant toujours été partisan du Mercosur comme il l’assurait il y a quelques mois encore, avant le sursaut désespéré de nos agriculteurs et de nos éleveurs, au président brésilien « Lula » da Silva auquel il promettait la voix de la France. Car l’agonie programmée de notre paysannerie compte peu pour Emmanuel Macron au regard du grand rôle international que, à l’instar de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, il espère décrocher à l’issue de son double quinquennat de faillite. Un rêve obsessionnel qui l’oblige à ménager tous les continents. À nos dépens.
La Rédaction








