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Du côté des damnés de la terre

Devant la Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, la présidente de la France-Télévision avait obstinément refusé de dévoiler le montant de son salaire, excipant que cela relevait de « sa vie privée » et que ledit salaire,« avec une part fixe et une part variable, tel qu’il est prévu pour moi aujourd’hui, est exactement le salaire qui a été décidé pour Rémy Pflimlin en 2010 par Nicolas Sarkozy. À l’euro près ».

« Après, on peut discuter, est-ce que c’est trop ou pas assez ? C’est pas moi qui décide», avait-elle conclu.

Secrétaire général de France-Télévision, Christophe Tardieu a été un peu plus disert. À l’en croire, le salaire de Delphine Ernotte s’élève à 332 000 euros fixe, auxquels « peut s’ajouter une part variable d’un maximum de 78 000 euros. Au total, la rémunération brute peut donc atteindre, dans le meilleur des cas, les 400 000 euros par an ». Un chiffre déjà avancé par BFMTV et Le Figaro dès… 2015, l’année même de son entrée en fonctions en août 2015 et qui a dû pas mal s’arrondir en près de onze ans ! Il signifie en tout cas que Mme Ernotte — qui, divorcée, se fait désormais appeler Ernotte-Cunci — a palpé pendant sa grosse décennie de présidence plus de 6 millions d’euros.

Est-ce « trop ou pas assez » pour celle qui, lors de son arrivée aux manettes, affirmait vouloir « restaurer la confiance », « réinventer l’offre », « réaffirmer le service public » et surtout en finir avec « une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans » car « ça, il va falloir que cela change » ? En cela en tout cas, elle a tenu parole, hélas !

Autre damné de la terre : le jeune député (depuis 2022) mélenchoniste David Guiraud. À peine élu le 22 mars dernier maire LFI de la ville sinistrée qu’est Roubaix, grâce au vote issu de l’immigration maghrébine, il a profité du premier conseil municipal pour augmenter son indemnité et celles de ses adjoints. Il percevra donc désormais 4.876 euros par mois, soit 475 euros de plus que son prédécesseur, tandis que ses adjoints toucheront un peu plus de 2.000 euros — 55% de plus par rapport à l’ancienne majorité.

Il est vrai que, maire, l’Insoumis va devoir laisser son siège à l’Assemblée à son suppléant et donc renoncer à son indemnité parlementaire. Un sérieux manque à gagner qui explique sans doute sa décision. Pour être ami du peuple (racisé de préférence), on n’en est pas moins homme.

La Rédaction

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