Jamais deux sans trois. Après une série d’élections régionales anticipées, la Castille et Leon vient de rejoindre l’Estrémadure et l’Aragon, et aura aussi un gouvernement régional qui sera une coalition entre le Parti populaire de centre-droit, et la droite de conviction représentée par Vox.
Dans toutes ces communautés autonomes, un accord était indispensable, car le PP seul n’avait pas la majorité absolue, et Vox avait fait de bons résultats. Mais comme toujours avec le PP, tout est compliqué, et l’accord a pris du temps.
Le président de la Junte de Castille et Leon, Le PP Alfonso Fernández Mañueco vient d’annoncer samedi dernier, le nouveau gouvernement régional de coalition. Carlos Pollán de Vox devient premier vice-président avec la charge de la dérégulation, de la famille et des aides sociales. Vox obtient aussi deux autres postes dans cet exécutif : Joaquin Alberto Pino est désigné à l’agriculture, l’élevage, le milieu rural et la politique de l’environnement ; Alberto Díaz Pico lui à la culture, au tourisme et au sport.
Tant le PP que Vox ont affirmé leur détermination à gouverner la plus vaste province d’Espagne, mais aussi l’une des moins peuplée. Déjà entre 2022 et 2024 un accord avait été trouvé entre les deux formations, mais il avait volé en éclats à cause de la politique migratoire que contestait Vox. Ces trois hommes semblent expérimentés dans leur domaine respectif.
Le premier conseil du gouvernement régional aura lieu le lundi 15 juin. Le président Mañueco a déclaré « c’est un gouvernement fort pour continuer à avancer pour transformer la Communauté ainsi que dans le futur, notre pays, l’Espagne ».
On le voit, contrairement à la France et à son centre-droit des plus mous, des accords au plus haut niveau peuvent parfaitement intervenir avec un parti qui fait de la grandeur de l’Espagne et la lutte contre l’immigration et la délinquance, ses chevaux de bataille. Cela tient aussi beaucoup aux modes de scrutin-à un seul tour-, qui favorisent la nécessité d’une entente, et qui évitent des appels à des pactes contre nature comme on le voit chez nous.
En Andalousie, des pourparlers sont toujours en cours, après les dernières régionales du mois de mai, où le PP a loupé de peu la majorité absolue qu’il avait auparavant. S’agissant de l’Espagne, les législatives sont toujours programmées pour juillet 2027, et tous les sondages à ce jour prévoient une victoire du PP, mais avec la nécessité de s’adjoindre Vox pour atteindre et dépasser la majorité absolue.
Le PSOE est englué dans toute une série de scandales judiciaires. On a décompté que près de 100 membres du PSOE avaient été mis en examen, et avaient des comptes à rendre à la justice, dont l’ancien premier ministre Zapatero, et le frère et l’épouse de Sánchez. Il ne se passe pas un jour, sans que les oppositions ne demandent la démission de Pedro Sánchez, et des élections anticipées. Fort de très mauvais sondages, ce dernier bien entendu s’y refuse pour l’instant.
Michel Festivi







