Grève en perspective sur les ondes nationales dont les personnels réunis le 2 septembre en assemblée générale, ont exigé à l’unanimité le retrait de la chronique hebdomadaire attribuée, sur France Inter chaque dimanche , à Charles Sapin, de Valeurs actuelles, selon eux infâme torchon réac et raciste et donc porteur de « valeurs non compatibles »avec celles du groupe public.
La neutralité d’icelui ayant été mise en sérieux doute au printemps dernier par la Commission d’enquête parlementaire dont le rapporteur était l’incisif député ciottiste Charles Alloncle, c’est pour démontrer son attachement au pluralisme avant la présidentiel que Céline Pigalle, nouvelle directrice e de France Inter, avait fait appel à notre confrère — qui, bien que modéré, se serait d’ailleurs retrouvé bien seul au sein d’une meute de gauchistes. Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille : l’ex-ORTF est leur chasse gardée et doit le rester. D’où les menaces adressées à Mme Pigalle et à la présidente de Radio France Sibyle Veil, bru de la défunte Simone. L’un des syndicalistes n’a-t-il pas osé affirmer : « On courbe la nuque devant ceux qui ont promis de nous décapiter » ? Propos indécent quand on se souvient du sort réservé par de jeunes islamistes aux professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard ainsi qu’au prêtre octogénaire Jacques Hamel, lui aussi décapité par la même engeance alors qu’il célébrait la messe dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen.
Mais, selon de mauvais esprits, tout cela ne serait qu’un jeu de rôles entre la direction et les syndicats de Radio France. La première n’ayant recruté Charles Sapin que pour la forme — ou la frime —, connaissant déjà les réactions des personnels, et toute prête à accéder à leurs « légitimes préoccupations ». Tout changer, fût-ce à la marge — pour que rien ne change…
La Rédaction
Pour que vive le Nouveau Présent, devenez acteurs, faites un don !


