La surtaxation des retraites au-dessus de 3 000 — voire 2 500 euros — perçues par mois envisagée par le Premier ministre Lecornu entraînera-t-elle la mobilisation de « Gilets gris » s’ajoutant à la remobilisation, prévisible avec le renchérissement des hydrocarbures, des Gilets jaunes ? Sous le titre « Retraites : les Français ne sont pas tous des cossards et/ou des profiteurs », la Rédaction du Nouveau Présent estimais le 6 juillet 2025 que « les retraités les plus aisés se soumettraient sans trop grogner à la réduction de leur pension, dont une bonne partie d’ailleurs est consacrée à l’aide à leurs enfants et petits-enfants, ce qui relance la consommation, ainsi qu’à payer les si onéreuses mensualités exigées des EHPAD. »
Mais cette résignation dépendait de deux conditions », ajoutions-nous. « D’abord, la mise en examen de tous les responsables politiques encore vivants qui, depuis 1974, date du dernier budget en équilibre, ont follement accéléré la création des « dépenses nuisibles » […] et donc conduit à la dégradation des finances publiques avec pour résultat l’explosion de notre dette publique — 3 330 milliards d’euros, surtout depuis l’arrivée à l’Élysée d’Emmanuel Macron. Ensuite, l’assurance formelle et détaillée que les sacrifices exigés des souchiens ne profiteront qu’à eux et à leur descendance et non pas à “toute la misère du monde“ recueillie chez nous ».
L’ASPA, pompe à immigrés
Comme c’est le cas avec l’ASPA.
Cette L’Allocation de solidarité aux personnes âgées remplaçant depuis 2017 la peu gratifiante « retraite des vieux » indigents peut, selon un très officiel rapport — https://www.statistiques-recherche.lassuranceretraite.fr/app/uploads/ —, « être demandée par toute personne, résidant en France, âgée d’au moins 65 ans. L’âge d’accès à cette allocation peut être abaissé dans certains cas à l’âge de 62 ans selon la génération) », compte non tenu d’autres ressources telles l’Aide personnalisée au logement (APL), Allocation de logement sociale (ALS), Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et des prestations familiales. Il suffit de résider en France (métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint Martin) de manière stable ». Soit au moins neuf mois par an, ce que l’on peut « prouver en France par tout [sic] moyen ».
De même « tout étranger a-t-il droit à l’APSA dès lors qu’il est apatride, réfugié politique ou « ressortissant d’un État membre de l’Espace économique européen ou Suisse, ou Algérien ou Andorran ou Béninois ou Cap-verdien ou Congolais (République du Congo) ou Gabonais ou Israélien ou Malgache ou Malien ou Marocain ou Monégasque ou Sénégalais ou Togolais ou Turc ou Tunisien ». Rappelons que l’Algérie, d’où nous vient la plus importante communauté étrangère (six millions de personnes selon son président Tebboune), présente un taux record de centenaires, réels ou ayant depuis longtemps rejoint le paradis d’Allah, notre ambassade étant incapable de vérifier sur place le nombre des décédés, ou d’ailleurs celui des allocataires de l’ASPA s’éternisant plus de neuf mois au bled.
Le 15 octobre 2024, le député RN Thomas Ménagé avait interrogé le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Égalité entre les femmes et les hommes, sur le nombre de bénéficiaires de nationalité étrangère de l’ASPA ». A quoi l’Excellence, en l’occurrence Geneviève Darrieussecq, avait répliqué « qu’aucune information n’est disponible sur la nationalité » des concernés. L’élu du Loiret étant revenu à la charge le 27 janvier 2026, il a obtenu le 17 février du nouveau ministre, Stéphanie Rist, une réponse, obsolète et des plus vagues, tirée d’un mystérieux « Échantillon interrégime de retraités (EIR) »: « En conformité avec l’arrêté définissant son contenu, l’EIR permet de connaître le pays de naissance des bénéficiaires mais pas leur nationalité. Les données par lieu de naissance n’ont pas donné lieu à une diffusion. L’enquête minimum vieillesse ne contient pas non plus d’information sur la nationalité des allocataires. L’enquête sur les Bénéficiaires de minima sociaux (BMS) permet de connaître la nationalité des bénéficiaires et leur lieu de naissance sur son champ. Seules les statistiques d’effectifs par lieu de naissance ont été diffusées. Dans la sphère des statistiques sociales, c’est souvent cette approche qui est préférée puisqu’elle est plus indicative des parcours de vie (ici des parcours migratoires) des individus. Ainsi, en 2018, l’enquête BMS dénombre 396 100 bénéficiaires du minimum vieillesse dont 154 900 sont nés à l’étranger ».
Donc, aucune statistique depuis huit ans ! Personne ne sait rien, ni ne veut savoir.
Heureusement, l’IA est mieux informée : Selon Chat GPT, l’ASPA comptait en 2023 plus de 600 000 allocataires, dont 160 000 étrangers, percevant 1 043,59 euros chaque mois.
Faites le calcul : 160 000 personnes palpant mensuellement 1044 euros, cela faisait alors près de 2,5 millions d’euros par an.
De Brigitte à Edith, au diable l’avarice !
Toutes les petites économies ne sont-elles pas bonnes à prendre pour un gouvernement aux abois ?
Mais qui n’en poursuit pas moins ses folles dépenses : un demi-million pour financer chaque année le cabinet, la sécurité, l’entretien et la mise en beauté de Mme Macron. Et si, fin 2025, Sébastien Lecornu annonçait solennellement pour, « dès le 1er janvier », la cessation des avantages à vie (bureaux, voitures avec conducteurs, agents de sécurité et chauffeurs) offerts aux anciens Premiers ministres car « il n’est pas concevable qu’ils puissent bénéficier d’avantages à vie en raison d’un statut temporaire », on a appris en juillet à la faveur d’un banal accrochage qu’Edith Cresson, éphémère (et catastrophique) chef de gouvernement sous le règne de Mitterrand, et qui se voyait donc rembourser chaque année 152 643 euros de « dépenses de personnel », profitait toujours gratis,34 ans après son départ de Matignon et en raison de son âge vénérable (92 ans),d’unevoiture de fonction avec chauffeur. Ancien député, ministre, Premier ministre, eurodéputé et commissaire européen, Mme Cresson doit pourtant jouir d’une très confortable retraite lui permettant de se payer quelques courses en taxi. Et elle, elle pourrait sans trop en souffrir voir ses pensions surimposées.
Claude Lorne
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