Quentin

Hommage en mémoire de Quentin

Ce dimanche à 16 heures, un rassemblement a été organisé place de la Sorbonne à Paris pour honorer la mémoire de Quentin Deranque, lynché jeudi dernier à Lyon et décédé dans la journée de samedi. Des hommages ont également eu lieu dans plusieurs villes de province comme Toulon, Aix-en-Provence, Montpellier, Angers, Angoulême ou Besançon, tandis que des supporters lyonnais ont déployé une banderole (« Repose en paix Quentin ») avant le match de leur club.

Selon des informations qui restent à confirmer, la victime assurait une protection bénévole du collectif féministe Némésis qui protestait contre l’invitation de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré ce jour que la Jeune Garde semble « manifestement » impliquée dans ce crime. Ce groupe « antifa », fondé en 2018 par Raphaël Arnault (devenu député LFI en 2024), a été dissous administrativement l’an dernier mais un recours en Conseil d’État a été déposé.

Le froid et la pluie n’ont pas dissuadé plusieurs centaines de personnes de se réunir à Paris pour se recueillir et pour exiger que justice soit faite à l’encontre des responsables de la mort du jeune homme. « Antifas assassins, justice pour Quentin », pouvait-on lire sur une banderole déployée par Némésis.

Dans la foule, qui comptait de nombreux jeunes, des militants de divers groupes nationalistes et identitaires étaient réunis par la gravité de l’événement. Certains d’entre eux avaient fait des centaines de kilomètres pour venir dans la capitale. Quelques drapeaux tricolores et des pancartes mentionnant des slogans hostiles aux « antifas » étaient brandis par des participants.

Des intervenants ont rendu hommage avec une grande émotion à leur camarade tout en dénonçant l’extrême gauche. Sous la direction de Stanislas, le porte-parole des Natifs, se sont ainsi succédés Édouard Bina, le président de la Cocarde étudiante, Pierre-Romain Thionnet, le directeur national du RNJ, Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour, Pierre Grison, directeur national des jeunes d’Identité-Libertés, Baptiste, qui a évoqué la ferveur de la foi catholique de son ami Quentin, et Eduardo, un militant italien venu expressément de Turin, qui a rappelé la mort d’un jeune Grec tué dans les années 1970 par les « antifascistes », avant de conclure avec gravité : « Rendez-vous à la victoire ! »

Des élus RN se sont déplacés, parmi lesquels Marie-Caroline Le Pen, Philippe Olivier, Anne Sicard, Andréa Kotarac et Jean-Lin Lacapelle. De leur côté, Marion Maréchal et Éric Zemmour se sont superbement ignorés.

Alice Cordier, la présidente de Némésis, était manifestement très émue. On remarquait également la présence de Jean-Yves Le Gallou et celle des vidéastes Nicolas Faure, Lino Delacroix ou Vincent Lapierre.

Après un peu plus d’une heure, le rassemblement, émaillé de slogans hostiles à l’extrême gauche et marqué par une prière (« Je vous salue Marie ») et une minute de silence, s’est achevé par la Marseillaise.

Aucun incident n’est à déplorer. Le service d’ordre, dont les membres étaient revêtus de chasubles jaunes ou bleues, a géré efficacement une situation restée très calme du fait de la dignité des participants. Postés aux alentours, les CRS étaient prêts à réagir à une éventuelle provocation de l’extrême gauche, mais aucun « antifa » n’a été aperçu dans les parages…

Johan Hardoy

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