« Des ombres sur le 9 mai », avertissait Le Nouveau Présent le 29 avril à la suite de la mobilisation, lancée quelques jours plus tôt à Saint-Denis — fief de l’Insoumis Bally Bagayoko — par l’association Paris antifasciste contre le défilé organisé chaque année en mémoire du jeune nationaliste Sébastien Deyzieu, victime le 7 mai 1994 d’une chute mortelle alors qu’il était poursuivi par des CRS sur les toits d’un immeuble parisien. Une fois de plus, Cassandre avait hélas raison de s’inquiéter.
Un hommage interdit
« La préfecture de police de Paris a annoncé ce mardi 5 mai à Libération l’interdiction du défilé prévu samedi et de la contre-mobilisation antifasciste dénonçant ce rassemblement », se félicitait aussitôt le quotidien anarcho-bancaire, tout fier d’être le premier récipiendaire de cette bonne nouvelle.
D’ailleurs attendue après l’offensive des antifas, relayée avec empressement par Politis, Auposte.media, La Horde et bien sûr Libé, qui n’hésite pas à qualifier de « monstres » tous les jeunes à droite de la Macronie. La menace d’une contre-mobilisation antifasciste venant à point étayer l’interdiction décidée de « crainte de troubles à l’ordre public » par le préfet de police Patrice Faure, ancien de la DGSE et du cabinet présidentiel mais aussi protégé de l’actuel ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Celui-là même qui, régnant alors sur la préfecture de Paris, avait en mai 2023 interdit une après-midi littéraire dédiée à Dominique Venner. Mesure scélérate sans doute annulée ensuite par le tribunal administratif, mais trop tard.
Même scénario sans doute pour le défilé du 9 mai qui aurait attiré encore plus de monde en cette année 2026 si tristement marquée en février par l’assassinat d’un autre nationaliste, l’étudiant Quentin Redanque, par des nervis de la Jeune Garde antifasciste fanatisée par leur führer Raphaël Arnault, député LFI d’Avignon (grâce à une union sacrée incluant Les Républicains contre le RN) à ses moments perdus.
Mais, lors de l’édition de 2025, qui avait rassemblé 1200 personnes selon la police, Libé, toujours lui, n’avait-il pas repéré, horreur ! quelques « participants tendant le bras en fin de parcours dans une petite cour de la rue des Chartreux (6ème arrondissement) » ?
Ce qui avait conduit le ministre de l’intérieur, le terrible M. Retailleau, à annoncer le 13 mai à l’Assemblée nationale que, n’ayant « pas l’indignation sélective », il avait aussitôt illico « saisi la justice pour des gestes et des symboles aperçus lors de la manifestation néofasciste [sic] qui s’est tenue à Paris le week-end dernier ».
Une mesure liberticide votée au Sénat
On notera qu’après son départ du gouvernement et son retour au Sénat, le bon M. Retailleau y avait déposé le 16 mars une proposition de loi qui, examinée en séance publique au Luxembourg dès le 5 mai, y a été adoptée par 208 voix pour — 124 contre.
Ce texte d’inspiration stalinienne préconise « le gel des fonds et des ressources économiques » qui « appartiennent à ou sont possédés, détenus ou contrôlés par des personnes physiques ou morales ou toute autre entité qui, soit provoquent ou contribuent par leurs agissements à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence et qui présentent une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics en raison de leur rôle dans ces actions, de leur caractère répété et de leur ampleur ».
Les imbéciles heureux verront sans doute dans cette proposition de loi une tentative de neutraliser les tenants de l’islamisme. Les plus avertis y verront plutôt le volet financier des lois raciales (Pleven) et mémorielles (Gayssot ou Lellouche), dont le gros bâton s’abat essentiellement sur notre mouvance. D’ailleurs, embrayant sur la proposition de loi Retailleau, Laurent Nuñez précisait le 7 mai sur Europe 1: « Nous prévoyons de dissoudre certaines structures, ou de geler leur organisation administrative, lorsqu’elles relèvent de l’islam politique ou de violences d’ultragauche comme d’ultradroite.»
Concomitament, une campagne fait du reste rage pour refuser aux organisations réputées d’extrême droite, et à elles seules, le statut d’association permettant la défiscalisation des dons alors que nul ne s’émeut par exemple que, grâce à cette défiscalisation, les convives du dîner de gala annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France, dont l’invité d’honneur au prestigieux Carrousel du Louvre était le 19 février le Premier ministre Lecornu) paient en réalité moins de 360 euros le repas affiché 900 euros, le reste étant à la charge du contribuable.
Un apartheid allègrement pratiqué en matière de presse par la Commission de la Presse paritaire privant de toute subvention publique et même de tarifs postaux allégés les titres qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Hier le quotidien Présent, aujourd’hui l’hebdomadaire Rivarol, et d’autres têtes tomberont sans doute. En toute démocratie, bien sûr.
Camille Galic








