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Brèves de Parvis du 17 octobre 2023

• Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, s’est offert au Hamas comme otage en échange des enfants enlevés par le groupe terroriste palestinien. « Si ces enfants peuvent être libérés et rentrer chez eux, il n’y aura pas de problème », a dit le patriarche latin de Jérusalem à un journaliste lors d’une conférence par vidéoconférence. « Pour ma part, la volonté est là », a-t-il ajouté. « Pour sortir de la situation actuelle, il est nécessaire que les otages reviennent », a dit le cardinal.

• Après l’angélus, le Pape s’est exprimé dimanche 15 octobre sur la crise dans le Caucase du Sud, exprimant sa préoccupation pour la protection du patrimoine spirituel et architectural de l’enclave montagneuse du Haut-Karabakh. « Ma préoccupation concernant la crise du Haut-Karabakh n’a pas faibli. Outre la grave situation humanitaire des déplacés, je voudrais également lancer un appel spécial pour la protection des monastères et des lieux de culte de la région », a-t-il déclaré, espérant qu’ « ils puissent être respectés et protégés en tant que partie de la culture, de la culture locale, expressions de la foi et signe d’une fraternité qui rend capable de vivre ensemble dans les différences ». Cet appel du Pape François intervient alors que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a hissé ce même jour le drapeau de son pays pour la première fois dans la capitale du Haut-Karabakh, Stepanakert. Les Azerbaïdjanais ont-ils, eux, la volonté de « vivre ensemble dans la différence ? » Il est permis d’en douter…

• L’église Saint-François de Molitor est la plus récente des églises construites récemment à Paris. Elle a pris la place d’une chapelle « devenue vétuste, trop exiguë et inadaptée », indique le dépliant que l’on y trouve. On y signale qu’elle est « conçue dans le respect des orientations du concile Vatican II ». Et aussi que « la forme elliptique, rare en architecture sacrée, apparaît parfois au XXe siècle comme une réponse juste à l’orientation majeure du Concile en faveur de la participation active des fidèles ». La nef et le chœur y sont « fondus en un seul espace liturgique qui rassemble les fidèles autour de l’autel avec le célébrant ». Enfin, l’ensemble de l’église ouvre sur un jardin « allégorie du Paradis ». Mais il est difficile d’imaginer le Paradis à l’image de l’espèce de terrain vague que l’on aperçoit derrière l’immense vitre qui se trouve au fond de l’église…

Anne Le Pape

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