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Pour qui sont ces migrants ?

Depuis maintenant des années, beaucoup de nos compatriotes qui ont du mal à boucler les fins de mois — et pourtant ils travaillent— sont contraints de dormir dans leur voiture. Que vont-ils penser en apprenant que Gérald Darmanin a pris la décision de faire décamper de Mayotte plus de 300 réfugiés africains (ce n’est qu’un début) qui pourrissaient la vie des Mahorais pour un hébergement de luxe au château de Thiverval-Grignon près de Versailles ?

Ces migrants en situation irrégulière à leur arrivée à Mayotte ont occupé illégalement — ils étaient alors plus de 700- le stade de Cavani, à Mamoudzou, la capitale de l’île, multipliant les provocations en tous genres : agressions, racket et bagarres. Cette installation a été le point de départ de barrages routiers et de manifestations des Mahorais qui n’en peuvent plus de vivre sur un territoire peuplé de plus de 50 % de clandestins et sont au bord de l’implosion socialo-ethnique.

Les nouveaux châtelains de Grignon , superbe bâtisse du XVII siècle inscrite au titre des monuments historiques propriété de l’Etat, ont obtenu le sésame – l’asile politique – qui leur ouvre grandes les portes de notre pays. Désaffecté depuis le départ pour Saclay de la prestigieuse école d’ingénieurs agronomes d’AgroParisTech, le château est géré par les travailleurs sociaux d’Emmaus, disciples de l’abbé Pierre.

Leur prise de possession des lieux a été imposée par le préfet des Yvelines au maire de la commune qui, n’ayant pas pu s’y opposer, regrette le « caractère contraint de cette décision ». Il y deux ans déjà, ce centre avait accueilli pendant plusieurs mois des migrants sans domicile.

Le valet de Matignon assure que ces réfugiés politiques originaires de la République du Congo, du Rwanda ou de la Somalie ne devraient rester que quelques semaines dans ce domaine dont le mobilier a été bradé par l’administration des Domaines en 2022, au grand dam des défenseurs du patrimoine français. Où iront-ils crêcher ? Dans les quelques havres de paix non encore touchés par ces installations forcées imposées par le pouvoir macroniste.

On ne peut que regretter que Darmanin, fort en gueule mais lamentable dans l’exécution de ses missions, importe en métropole ceux qui ont transformé Mayotte en une véritable poudrière et qui, au gré de leurs pérégrinations dans la France profonde, créeront « Un, deux, trois Cavani ». Et pendant ce temps-là, nos Smicards devront fermer leur gueule.

Françoise Monestier

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