Dès lors que la France se droitise à mesure que la paupérisation des de souche et la criminalité exogène s’aggravent, les sempiternelles accusations de fascisme ont perdu de leur force frappe. Sachant depuis Beaumarchais que « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », la gauche adopte donc simultanément une seconde tactique, qui avait bien réussi contre la candidature Fillon à la présidentielle de 2017 : avilir l’adversaire en lui imputant un délit bien crapoteux.
Charles Alloncle et Jordan Bardella en ligne de mire
Dernières victimes de cette offensive (dont, n’ayant pas les moyens comme Le Canard enchainé, Libération, Mediapart ou Le Monde, de nous payer des indics, nous ignorons si elle est justifiée ou non) : Charles Alloncle et Jordan Bardella.
Le premier qui, député UDR allié au RN, avait réussi le 27 avril, après plus de quatre heures de débat et la farouche opposition de la gauche, à faire ratifier la publication de son rapport (accablant) rédigé au nom de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, et rendu public le lendemain, fait l’objet d’une plainte pour « prise illégale d’intérêts », délit passible de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 500.000 euros. Plainte déposée le 30 avril, quel curieux hasard ! par l’association AC !! Anti-Corruption à partir d’un article du Monde, reprochant le 26 avril à l’élu ciottiste de l’Hérault d’avoir relayé des questions envoyées par la direction des affaires institutionnelles et règlementaires de Lagardère News, « dans le but qu’ils puissent les poser à plusieurs personnes auditionnées dont Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions ou encore Sybile Veil, PDG de Radio France [ainsi qu’énarque et belle-fille de Simone Veil] ». On apprenait le 4 mai que le Parquet national financier avait ouvert une enquête.
Une autre plainte, cette fois pour fraude, devait le lendemain être étudiée par le même Parquet, qui l’a transmise au Parquet européen. Le suspect désigné est cette fois Jordan Bardella que le RN aurait fait bénéficier d’un media coaching, en bon français entraînement aux médias, financé avec des dotations européennes. À l’origine de la plainte, l’inévitable AC !! Anti-Corruption, dont la source était en l’occurrence Le Canard enchaîné. Celui-là même qui déclencha en 2016 la campagne fatale à François Fillon pour l’emploi fictif de son épouse Penelope. Alors que le volatile payait lui-même somptuairement des collaborateurs fictifs, tel le médiocre dessinateur Escaro, pourtant retraité depuis des lustres — Christophe Nobili, le journaliste qui avait alors mené sur ordre l’enquête contre Fillon, devait révéler le pot-aux-roses dans son récit accusatoire Cher Canard. De l’affaire Fillon à celle du Canard enchaîné (éd. Lattès, 2023), et déposer en 2022 contre l’hebdomadaire une plainte, toujours au point mort, pour abus et recel de biens sociaux.
Le « scandale Bardella » a éclaté juste après la publication d’un sondage Cluster pour Le Point accordant au président du Rassemblement national — peut-être auréolé par son idylle avec une princesse Bourbon des Deux-Siciles, dont la mère est elle-même une princesse Bonaparte, excusez du peu ! — 39% d’opinions favorables, contre 38% à Marine Le Pen suivie de Dominique de Villepin (29%), de Marion Maréchal (28%) et d’Édouard Philippe (23% tandis que Jean-Luc Mélenchon stagne à 21% mais que Sarah Knafo entre dans la cour des grands avec 27%, ce qui démontre l’ancrage du camp national dans l’opinion). Y a-t-il relation de cause à effet ?
Une association au-dessus de tout soupcon ?
Et y a-t-il aussi relation de cause à effet entre le succès public du rapport Alloncle et la plainte dont son auteur fait l’objet ?
Marcel Claude, militant associatif écarté d’Anticor et président de l’association concurrente AC !!, affirme la main sur le cœur que, créée en 2021, celle-ci « n’est pas une association de plus mais une véritable ONG totalement indépendante financièrement », de surcroît « libre de tous partis » et « très vigilante sur ses actions afin qu’elles ne servent pas à des fins politiques ». Il est toutefois permis de s’interroger au vu de ses dernières cibles.
Comme il est permis de s’interroger sur le vote unanime des membres communistes, socialistes, mélenchonistes et écologistes de la Commission contre l’adoption du rapport Alloncle, voté en revanche par LR, l’UDR et le RN, le « bloc central » macroniste se réfugiant dans l’abstention.
Comment des députés sincèrement de gauche, en principe défenseurs des sans-dents, peuvent-ils défendre un audiovisuel certes autoréputé public, mais dont les innombrables directeurs de chaîne s’attribuent en toute opacité des salaires supérieurs à celui du président de la République ? Comment peuvent-ils soutenir la présidente de ce machin, Delphine Ernotte qui, non contente de palper plus d’un million d’euros par an, a coutume de s’offrir pendant le festival de Cannes une suite à 1700 euros la nuitée dans un palace comme le Majestic, aux frais du contribuable bien sûr, sinon parce qu’ils partagent bien sûr sa conception de la culture woke, accélérant la dégénérescence des esprits et donc la décadence du pays?
Et à la fin, c’est le mondialisme qui gagne
On attend avec impatience la plainte pour détournement de fonds publics que AC !! devrait en bonne logique nous pondre contre ce gang de profiteurs et de dilapidateurs, et l’écho que lui donneront les médias de la si vertueuse galaxie gaucharde.
Mais celle-ci, qui brûle de voir Mélenchon-Saint-Georges terrasser le dragon RN, risque de rouler en réalité pour un Galopin de Vilziau ou un Édouard Philippe qui se posait dimanche dernier en seul « rempart devant le Rassemblement national », alors qu’ancien Young Leader de la French-American Foundation et habitué des sessions du Groupe Bilderberg, le premier Premier ministre de Macron provoqua par son ignorance des « gens d’en bas » la légitime révolte des Gilets jaunes puis, à l’occasion de l’épidémie du Covid, musela et infantilisa notre pays et le mit à la merci du Big Pharma et donc du Grand Capital comme de l’Eurocratie mondialiste. Brillant bilan…
Camille Galic







