football

Les Bleus en noir

« Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique ». Aucun commentaire sportif n’aura mieux résumé dès le 15 juin la rencontre « historique » du lendemain en Coupe du monde entre la France et le Sénégal que l’honorable Ousmane Sono, président de l’Assemblée nationale sénégalaise.

Sur les onze titulaires sélectionnés par le Basque Deschamps, huit sont en effet d’origine africaine : Doué (Côte d’Ivoire), Dembélé (Mali), Konda (Benin), Upamecano (Guinée-Bissau), Olise (Nigeria), Saliba et Tchouameni étant de père camerounais comme l’illustre Mbappé.

Et du côté des remplaçants, c’est aussi coloré avec onze joueurs sur quinze trouvant leurs racines de l’autre côté de la Méditerranée — Samba, Digné, Konaté, Koné, Kanté, Zaïre-Emery, Cherki, Akliouche, Barcola, Mateta et Thuram junior.

Où est le temps où le campionissimo Kopa, d’origine polonaise, faisait figure d’exception ? il est vrai qu’à l’époque, les parents autochtones n’avaient pas peur de placer leurs fistons dans les clubs de foot trop désormais souvent gangrenés par l’islamisme et la voyouterie…

Mais une telle situation justifie-t-elle la liesse et la casse saluant chaque victoire du « Onze tricolore » ?

La Rédaction

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