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Le coup d’œil de Philippe Randa : Monique Barbut, démissionnaire recalée !

Les psychodrames auxquels on ne s’attendait pas sont les plus pathétiques, assurément. Celui que vient de connaître la France en cette mi-juillet post-apocalypse caniculaire est à peine racontable.

Un nombre (certes limité) de Français auront appris à cette occasion l’existence de… Monique Barbut ! Et ses fonctions : Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement Lecornu II (ouf !). En poste, donc, depuis le 12 octobre 2025 ! Qui l’eût crû ? Il y en avait forcément un ou plutôt une… et c’est elle ! La surprise est de taille.

Jusque-là fort discrète, ce qui n’avait guère bouleversé l’Opinion publique, il aura fallu le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence agricole et son adoption définitive pour qu’elle défraie la chronique politique en parlant de « recul environnemental de trop », en contradiction avec les « engagements » reçus du Premier ministre Sébastien Lecornu : en cause la mesure controversée sur les pesticides.

Ni une, ni deux, Monique Barbut a démissionné ! Enfn, a voulu démissionner. L’annonce d’une démission n’est pas une démission… et même en allant pour cela jusqu’à l’Élysée pour la présenter, cette fichue démission, elle lui a été refusée ! Recalée, la Monique !

Elle est donc ressortie du Conseil des ministres comme elle y était entrée : Ministre un jour, ministre toujours, ayant « acceptée de poursuivre sa mission » ! Merci qui ? Merci Macron ! Car c’est à la seule demande du locataire de l’Élysée qu’elle va continuer de faire don de sa personne à la France et ce, plus que jamais « en confiance autour de priorités fortes. »

Le ministre-soldat Monique Barbut est donc sauvée. À défaut de faire date dans les annales de la politique française, on se doute que cette bouffonnerie illustrera sans doute pour les mémoires futures simplement les derniers soubresauts de la Macronie à l’agonie.

Jean-Pierre Chevènement, ex-ministre socialiste de François Miterrand, avait affirmé qu’« un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne. »

Des esprits chagrins pourraient faire penser que Monique Barbut a simplement démontré qu’un ministre pouvait aussi « ouvrir sa gueule pour menacer de démisssionner », puis surtout la fermer pour continuer de profiter des ors de la République.

Philippe Randa

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