Nul ne saurait sous-estimer l’ampleur des incendies qui frappent cruellement nos départements méridionaux des Landes, de la Gironde et du Var. Bilan provisoire : environ 200 000 personnes évacuées – la population de Limoges et de sa banlieue – , engorgement des routes, des gymnases pleins à craquer – un remake de l’exode de 1940 ? -, et 42 000 hectares brûlés à l’heure où ces lignes sont écrites. Une superficie à peine inférieure à celle de la Principauté d’Andorre . Tout ceci donne une idée de la gravité de cette catastrophe. Forêts détruites, maisons calcinées, populations évacuées, activité commerciale de secteurs entiers réduite à néant, sans oublier, bien sûr, le sacrifice de trois jeunes pompiers : terrible bilan !
Une nouveauté ces feux, vraiment ?
Mais ces feux sont-ils inévitables, dus au seul réchauffement climatique, anomalie que l’on nous claironne urbi et orbi ? La terre n’a-t-elle pas connu dans son histoire des sauts climatiques « prodigieux », sans parler de l’ère glaciaire ? Les explosions solaires ne sont-elles pas aussi responsables que l’activité humaine ? Cette dernière ne peut jouer qu’aux marges un rôle négatif. La France, pour sa part, ne polluant la planète que pour ….1 % ! Il y a dans l’histoire climatique de la présence humaine des variations énormes, à des époques où l’activité industrielle était marginale. En 1911, sans parler de la crue de l’année précédente, on recensa plus ou moins 40 000 décès dus à une chaleur étouffante. En 1947, Paris affichait 40,4 °, deux ans plus tard, en août, la forêt des Landes – déjà -, s’embrasait : 52 000 hectares détruits et, drame absolu, 82 victimes ! Nous n’en sommes pas là, heureusement. Mais, outre des départs de feux naturels, dus à la sécheresse et à trop d’ensoleillement, il y a l’activité consciente ou inconsciente des pyromanes, volontaire ou involontaire.
« Il n’y a personne au numéro que vous demandez » …
Que fait la justice ? Rien ou pas grand-chose. Sous l’ancien régime, la peine de mort était la sanction la plus fréquente pour les incendiaires. Mais les juges disposaient d’une certaine marge d’appréciation selon qu’il s’agissait de l’incendie d’une grange, d’une maison d’habitation ou des récoltes. Napoléon 1er, plus expéditif, lui, avait ordonné à ses préfets de faire fusiller les incendiaires : rapidité du châtiment, exemplarité et non récidive. Nos actuels magistrats feraient bien de relire les jugements du passé !
De mauvais choix financiers
Nos moyens de lutte anti incendie sont-ils à la hauteur des risques ? Que nenni mon ami, les caisses sont vides et notre flotte aérienne est bien exsangue. Une nouveauté est apparue, l’utilisation du transport lourd A-400 M « Atlas » fleuron de la firme Airbus. Unbon point pour nos décideurs. Mais, me direz-vous les caisses sont vides.Certes, mais on nepeut pas, par exemple, nourrir, loger et vêtir 55 000 mineurs isolés (MNA) , donner des paquets d’euros à ce bon Monsieur Zelinsky, et acheter des Canadairs….Le régime macronien a fait ses choix ….
Energies alternatives
Il n’en reste pas moins que cette affaire du réchauffement climatique, à tout le moins les irrégularités récurrentes constatées par rapport aux normes habituelles, est à prendre au sérieux. La France doit prendre sa part pour minimiser la pollution. Si les éoliennes sont à proscrire – hideux épouvantails à moineaux qui polluent nos paysages -, le nucléaire, l’hydroélectrique et le solaire sont à privilégier : ces productions d’énergie ne polluent pas. Puisse le ciel faire en sorte que ces tragiques incendies ne donnent pas du carburant aux propagandistes de la décroissance !
Jean-Claude ROLINAT
