barbarie

« Je suis Charlie » ? Et pourquoi pas Louis ?

(De notre correspondant dans les Alpes-Maritimes)

Déjà persécuté par des racailles, ce pourquoi il avait déposé plainte, dans un foyer d’Aide à l’Enfance donc théoriquement géré par l’État, Louis était lynché et laissé pour mort le 19 juin à Narbonne sur un chantier tout proche par cinq voyous. Âgé de 17 ans, il succombait quatre jours plus tard à l’hôpital. Interrogé le 27 juin sur ce drame dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur se félicitait de l’arrestation des tueurs qui, très fiers d’eux, avaient filmé et diffusé leur exploit sur les réseaux sociaux, ce qui leur a valu d’être rapidement interpellés puis écroués pour assassinat en bande organisée.

Que Laurent Nuñez s’occupe plutôt du problème des MNA !

Mais, fidèle à lui-même, le patron de la Place Beauvau déplorait surtout « l’exploitation et l’instrumentalisation par l’extrême droite » du drame car « il n’y a pas de caractère raciste avéré dans ce crime ». Lequel, nonobstant, a pu être commis, comme le bruit en court à Narbonne, par des voyous exotiques simplement acharnés à nuire à n’importe qui. D’où les nombreuses manifestations organisées à la mémoire du malheureux adolescents de Versailles à Nice.

Le racisme anti-Blancs n’est pas en effet le seul mobile des actes commis par ceux qui sont chez eux chez nous. Des « pulsions » entrent aussi en jeu. Comme cela s’est passé le 15 juin dans un bois proche de Saint-Brieuc où une randonneuse de 22 ans, qui refusait de se laisser violer par son agresseur, a été grièvement poignardée au bras puis à l’abdomen.

L’affaire a d’autant plus ému l’opinion publique nationale que, selon les premiers éléments livrés par la presse, le crime avait été perpétré par « un gamin de 10 ans ». Nos enfants (dont 30% auraient déjà visionné à moins de 12 ans un film porno à la télévision ou sur leur téléphone) seraient-ils donc déjà désaxés à un âge si tendre ?

En réalité, le coupable n’est pas un petit Breton mais un lascar originaire de la République démocratique du Congo selon ses papiers, sujets à caution selon les enquêteurs, et il serait âgé d’au moins 14 ans, comme le confirmeront sans doute les (très onéreux) tests osseux. Mais la présentation initiale des faits est d’autant plus incompréhensible que la victime avait donné le signalement d’un « individu ». Rien à voir, donc, avec un garçonnet.

Reste à savoir combien des « mineurs étrangers non accompagnés » si libéralement accueillis sur notre sol sont réellement des mineurs. Un dossier sur lequel devrait se pencher d’urgence Laurent Nunez avant de donner des leçons de morale et de civisme à « l’extrême droite ».

« Exploitation » applaudie pour les victimes… de gauche

Après tout, et comme après les meurtres de Lola et de Philippine à Paris, de Thomas à Trépol et de Quentin à Lyon, notre famille d’esprit a le droit de se sentir concernée et, aujourd’hui, d’« être Louis », comme tous les Français étaient sommés de proclamer « Je suis Charlie » après le sanglant attentat commis (par deux Maghrébins, soit dit en passant) contre l’équipe de l’hebdo, puis « Adama » après la mort en 2016 de ce fils Traoré décédé à la suite d’un échange rugueux avec des gendarmes — dont aucun n’a jamais été mis en examen, l’affaire se terminant d’ailleurs par un non-lieu même si les manifs organisées par le Comité pour Adama continuent à faire recette. N’oublions pas non plus la sanctification par la gauche de l’antifa Clément Méric, mort en 2013 lors d’une rixe (que, selon tous les témoins, avait lui-même provoquée) avec des skinheads, ou du multirécidiviste états-unien George Floyd décédé en 2020 à Minneapolis lors de son arrestation — par trois policiers dont deux Blacks — et bien sûr du « petit ange Nahel », victime de son refus d’obtempérer alors qu’il fonçait — sans permis — au volant d’une puissante BMW immatriculée en Pologne et dont le « meurtre » fut le prétexte des « émeutes du ramadan » 2023.

À Nice, une réaction saine mais trop limitée : où étaient les élus ?

Sans doute sur l’injonction des autorités, la famille de Louis s’était dite opposée à « toute récupération politique », ajoutant toutefois, ce qui est contradictoire, « même si on remercie les Français de se mobiliser ». Ce qui fut fait dès dimanche à Nice sur le parvis du palais de Justice où plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies afin de réclamer « Justice pour Louis » et de déplorer la faillite de l’Etat. Une centaine, c’est bien peu pour une métropole comptant près de 500 000 habitants si l’on pense qu’à Narbonne, on compta plus de mille manifestants.

À noter aussi que la petite mais valeureuse phalange niçoise était majoritairement composée de jeunes ou très jeunes gens pour beaucoup proches de l’A. F. ou du mouvement nissard Aquila popularis et au contraire de seniors, pour certains très chenus. Peut-être les dynamiques quadras et quinquas du coin étaient-ils — comme du reste les élus dits nationaux, brillant par leur absence — trop épuisés par la canicule.

Stéphane Galet

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