Etat d edroit

L’“État de droit” toujours plus déviant

Après la foirade monumentale que fut pour le ministre de l’Intérieur le « maintien de l’ordre » face aux débordements inadmissibles ayant salué la victoire du PSG en ligue des Champions (1), l’affaire Lyhanna, du nom d’une collégienne de onze ans disparue depuis le 29 mai et dont le corps carbonisé a été retrouvé le 4 juin dans un silo désaffecté proche de son domicile à Fleurance, dans le Gers, est une nouvelle et insoutenable preuve des carences de la police comme de la justice.

Laxisme pour les pédomanes

Car, en raison de sa pédomanie, le tueur présumé avait été depuis 2017 l’objet de plusieurs signalements et même de plaintes dont une pour viol sur une gamine de sept ans. Mais Jérôme Barella n’avait jamais été inquiété ni même interrogé. Et c’est ce sentiment d’impunité qui l’a sans doute conduit au crime, comme tant d’autres de ses congénères.

On dira que les tribunaux sont surchargés — ce qui est exact —, la criminalité augmentant au rythme d’une violence exponentielle, ainsi qu’une immigration elle aussi exponentielle, même si le gouvernement se gargarise d’une baisse en 2025, avec seulement 3I3 000 arrivées, clandestins évidemment non compris, soit -16% par rapport à 2022. Mais d’autres causes expliquent cette paralysie, en particulier la gauchisation et la féminisation accélérée de la magistrature, qui entraîne mécaniquement une hausse des arrêts de travail chez les juges comme chez les greffières.

Idem d’ailleurs dans la police, qui doit composer avec les congés maternité (et désormais paternité) alors qu’elle est mobilisée à plein temps par la chasse aux ultras, de droite évidemment.

Haro sur les « ultras » (de droite)…

Éloquent et tout récent exemple de cet ostracisme étatique : d’abord prévue le 3 juin dans le IX° arrondissement de Paris puis délocalisée à la dernière minute à Versailles de crainte (justifiée) d’une intervention policière, une conférence sur la remigration de Jared Taylor, président de la fondation American Renaissance, organisée par Les Natifs sur le thème de la remigration a été ainsi interrompue sur l’ordre de la Place Beauvau qui avait fait pister dans toute l’Ile-de-France les participants, dont Jean-Yves Le Gallou président quant à lui de Polémia, et qui a fait interpeller Jared Taylor, sur simple suspicion des « propos à caractère raciste » qu’il aurait pu tenir. Et qui « constituent des infractions à la loi pénale de nature à mettre en cause la cohésion nationale et les principes consacrés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par la tradition républicaine ». Rien que ça !

Selon les services de Laurent Nuñez, en effet, «  les propos » attribués (par anticipation) à Jared Taylor, « portent atteinte à la personne humaine, quand bien même ils ne provoqueraient pas de troubles matériels » mais « la notion de troubles immatériels [sic] développée par la jurisprudence permet de prévenir les troubles à l’ordre public, en s’attachant à la préservation d’un système de valeurs objectives [re-sic] qui cimentent l’harmonie sociale, sans pour autant porter d’atteinte excessive [toujours sic] à l’exercice par les citoyens de leurs libertés fondamentales ».

En matière de la casuistique jésuitique et inquisitoriale dénoncée par Me Éric Delcroix dans son dernier livre, plus actuel que jamais (2), l’ancien préfet de Paris qui fit interdire en 2023 pour les mêmes motifs une après-midi littéraire organisé par l’institut Iliade à la mémoire de l’essayiste Dominique Venner est un champion toutes catégories. Nuñez oublie-t-il qu’il fut désavoué le 7 novembre 2025 par le tribunal administratif de Paris qui jugea que son arrêté était « dénué de fondement, tant sur le plan matériel que sur l’argument de “l’ordre public immatériel” », car « le refus du Grand Remplacement ou la défense de la civilisation européenne relèvent de la liberté d’expression » et accorda 1800 euros de dommages et intérêts à Iliade ?

Et sur les « intégristes» !

N’importe, il persévère dans l’erreur diabolique. Le 6 juin, sur son ordre, on a assisté à la même mobilisation policière contre les fidèles catholiques appelés par le mouvement Civitas (3) à des veillées de prière le 6 juin devant les églises accueillant à l’occasion de la Nuit Blanche, ou plutôt arc-en-ciel, des happenings LGBTQUIA+. La « directrice artistique » de la Nuit Blanche n’est autre en effet que l’obèse et obscène Barbara Butch qui, DJ de la cérémonie d’inauguration des JO de Paris en 2024, y avait aussi tenu en drag queen dépoitraillée un rôle majeur dans le tableau « Festivité », écœurante parodie de la Cène.

Ce qui n’a pas empêché cette militante contre « la grossophobie, l’homophobie et la lesbophobie » (alors qu’elle est issue d’une famille ashkénaze pratiquante) de devenir l’égérie de Vuitton, l’habilleur favori de Mme Macron. Il est vrai que cette diva pour notre temps, qui se dit « victime de l’antisémitisme depuis l’enfance » — commensale de l’ambassadeur d’Israël en France, elle publia en mars dernier dans Le Point une tribune en faveur de la proposition de loi Dayan visant à lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » —, est aussi et très paradoxalement «coordinatrice du pôle LGBT du bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants » (dont la plupart sont musulmans, sinon islamistes). Ce qui lui donne tous les droits.

Pas question donc pour le ministre Nunez de laisser des « intégristes » s’en prendre, fût-ce à la veille d la fête du Saint-Sacrement, à une telle icône de la République diversitaire, en plein « mois des Fiertés », célébré par tous les médias, y compris Canal+ du « fâcho » Bolloré, et dans la plupart des communes de France. Même administrées, telle la très conservatrice Compiègne, par des maires dits de droite, en l’occurrence Philippe Marini.

En attendant, la liste des victimes de criminels sexuels s’allonge. Après Philippine puis Lola, violées et assassinées par des Maghrébins sous le coup d’Obligations (jamais respectées) de quitter le territoire français, voici la petite Lyhanna immolée par un prédateur récidiviste mais laissé libre de frapper à sa guise, sur l’autel d’un État de droit totalement dévoyé.

Camille Galic

  1. Voir https://nouveaupresent.fr/2026/06/01/cest-aussi-ca-le-foot-helas/
  2. https://nouveaupresent.fr/2026/05/31/pour-eric-delcroix-la-moraline-a-detruit-le-droit-et-accelere-le-chaos-ethnique/
  3. Animé par Alain Escada et devenu Civitas International après sa dissolution en 2023. https://www.civitas-international.org/

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