Le 7 juillet, la Cour d’appel de Paris a allégé les (très lourdes) peines infligées en première instance à Marine Le Pen, alors présidente du Front national, et à d’autres élus dont Bruno Gollnicsh ou Louis Alliot, dans l’affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement européen, où leurs activités auraient dépassé le cadre strictement européen.
De sorte que celle qui préside aujourd’hui au Palais-Bourbon le groupe RN (le plus important de l’Assemblée nationale) peut se porter candidate en 2027 à la « reine des élections ».
Mais, selon plusieurs sources, Mme Le Pen aurait exclu cette éventualité au cas où elle devrait exécuter une partie de sa peine sous bracelet électronique puisque cela l’empêcherait de se rendre dans les DOM-TOM ou à l’étranger, ou simplement de participer à des meetings se terminant dans la nuit — sauf à quémander au coup par coup une autorisation au juge d’application des peines. Ce magistrat ayant un mois pour statuer sur le statut précis des condamnés, on ne connaîtra qu’en août les conditions exactes dans lesquelles ceux-ci devront effectuer leur peine.
Mais faire faire campagne bracelet électronique à la cheville, et bien sûr en jupe pour que tout un chacun constate la « marque d’infamie » ne relèverait-il pas d’un certain panache ? Le discrédit dans lequel est tombée la justice est tel que, loin de nuire à la candidate, une telle bravade pourrait la servir.
On remarquera d’ailleurs qu’impliqué au premier chef dans l’affaire des assistants parlementaires de lui-même et d’autres députés du MoDem à l’Europarlement, affaire exactement semblable à celle du FN, François Bayrou fut purement et simplement relaxé en février 2024. Ce qui lui permit d’être promu Premier ministre de la République en décembre de la même année et de passer ainsi du statut d’homme politique lambda à celui d’homme d’État.
Camille Galic







