Pendant plusieurs décennies, Montretout a été le symbole de la droite nationale. Demeure de Jean-Marie Le Pen et de sa famille. Espace de travail et de réflexion du président du Front national. Témoin muet de multiples rencontres et d’innombrables projets.
J’ai eu l’honneur d’y être reçu par Jean-Marie Le Pen à plusieurs reprises, notamment pour évoquer la situation financière du Front national, devenu Rassemblement national, après la publication des analyses que j’avais réalisées et dont il a souligné la pertinence. (https://atlantico.fr/article/decryptage/alerte-aux-finances–le-rn-un-parti-a-la-derive-rassemblement-national-marine-le-pen-dette-emprunt-andre-murawski- )
Exclu du Front national dont il était cofondateur et auquel il avait consacré 43 ans de sa vie, Jean-Marie Le Pen avait conservé l’usage de Montretout, même s’il n’y résidait plus de façon permanente.
Aujourd’hui, ses trois filles se sont entendues pour renoncer à cette propriété. Avec cette vente, c’est un nouveau pan de la droite nationale qui va disparaître ; une nouvelle page qui va être tournée ; un souffle d’espérance qui va s’évanouir.
Cependant, l’espoir que Jean-Marie Le Pen et le Front national incarnaient ne mourra jamais. Les multiples reniements du nouveau parti, sa soumission au système mondialiste et la mise à l’écart ininterrompue des cadres et militants du Front national ne parviendront pas à étouffer la droiture, les mains propres, et les têtes hautes.
Montretout va changer de propriétaire. Mais l’esprit de Montretout restera dans nos cœurs, et continuera à nous guider sur les chemins de l’avenir. L’infortune n’est qu’un accident. Le combat pour la France demeure.
André Murawski
Ancien président du groupe « Les Indépendants » au Conseil régional des Hauts-de-France







