Le 18 avril faisait le tour du Liban la photo d’un soldat israélien fracassant avec une masse, devant ses camarades hilares, la tête d’une statue du Christ en croix jetée à terre dans le village chrétien de Debl, zone actuellement contrôlée et occupée par Tsahal.
Après avoir dénoncé une fake news,le gouvernement Netanyahou a dû admettre deux jours plus tard qu’« à l’issue d’un premier examen (…), il a été établi que cette photographie montre un soldat des forces israéliennes en mission dans le sud du Liban » et que « des mesures appropriées seront prises à l’encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l’enquête », menée promet-il « avec la plus grande sévérité ». Acceptons-en l’augure. En attendant, annonce son porte-parole Nadav Shoshani, Tsahal va « aider la communauté à remettre la statue en place ». Et, espérons-le, donner des ordres formels afin d’éviter toute nouvelle profanation.
Car l’armée israélienne occupe toujours la zone, où elle avait derechef démoli dimanche des maisons appartenant à des chrétiens forcés à l’exode. Maronites ou gréco-orthodoxes seraient-ils donc tous des suppôts du Hezbollah chiite ?
La Rédaction







