Un dimanche plein de tristesse à Narbonne en ce dimanche 5 juillet où près de cinq mille personnes se sont donné rendez-vous afin de rendre hommage à Louis, jeune français massacré par cinq sauvages sur un chantier proche du foyer de la très officielle Aide sociale à l’enfance qui hébergeait ces crapules ainsi que la jeune victime.
La vraie France ?
Venus aussi bien de Lille que de Marseille, Bordeaux, Lyon, Toulouse ou Clermont-Ferrand, les manifestants représentaient une France que l’on n’a plus l’habitude de voir : dignes, vêtus correctement, un petit mot aimable à la bouche durant le parcours de la marche qui traversa Narbonne, de la mairie au chantier de la tuerie. Bref on aurait pu se croire dans la France des années 60 si le motif de cette réunion ne nous avait pas ramené à réalité d’un pays tombé sous la coupe de l’Etat profond et des minorités qui ont pris le dessus avec le soutien des organisations antiracistes. Pas la moindre djellaba dans le cortège ou le moindre voile, bien sûr, mais beaucoup de croix et de médailles religieuses autour du cou des différentes personnes que j’ai pu croiser. Pas le moindre nounours ou la moindre bougie- enfin ! – que nos compatriotes naïfs ont pris l’habitude de déposer lors des différentes marches blanches que les idiots utiles du Système organisent depuis des années, histoire de ne pas politiser les drames survenus, de se donner bonne conscience et d’être cités en exemple par les media de grand chemin.
Brandie par un jeune militant, une pancarte interpellait Mbappé en ces termes : « Mbappé ! Louis est-il trop français pour mériter ton silence ? ». Venus de l’autre côté des Pyrénées, des Espagnols arboraient des Tee-Shirts de soutien à Louis.
Un réveil salutaire
Cette manifestation calme dans la forme mais puissante dans le ton et les slogans repris en chœur par l’ensemble de l’assemblée – jeunes et moins jeunes confondus – a montré la profondeur de l’écœurement, du ras-le bol et de la colère de tout un peuple méprisé par une certaine classe politique, vomi et caricaturé par les grands media. « Justice pour Louis », «La racaille en prison, ni oubli, ni pardon », « Français, défends-toi, tu es ici chez toi » pouvait-on entendre dans le cortège parsemé de drapeaux tricolores fièrement brandis. Du côté de jeunes identitaires, l’appel à la démission de Laurent Nunez qui – rappelons-le, accuse « l’extrême-droite » de récupération politique et récuse le caractère raciste de cette mise à mort —, a été scandé à plusieurs reprises comme également le souhait de mettre Darmanin en prison. Un Darmanin largement responsable de la situation actuelle de la justice dans notre pays et qui n’a rien fait que du vent lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Intérieur. Jamais manifestation n’avait été aussi pugnace dans ses réactions, le tout cependant sans la moindre violence.
Côté politique, le Rassemblement national était présent en force. Louis Aliot était venu en voisin tout comme Julien Leornadelli ainsi que plusieurs députés du Gard ou du Var. On notait également la présence de Julien Odoul. Stéphane Ravier avait tenu à être là, toujours aussi militant. Comme quoi le Sénat ne l’a pas transformé en un fonctionnaire de la politique. Marion Maréchal a vertement dénoncé l’action de l’Etat qui n’a jamais protégé Louis et fait le procès de l’Aide Sociale à l’Enfance qui est responsable du drame survenu à Narbonne comme d’ailleurs de quantité d’autres tragédies qui se produisent tous les jours en France. Quant à Eric Zemmour – on ne se refait pas —, il jouait cavalier seul, multipliant interviews et selfies, serrant des mains quelques minutes avant que la mère de Louis ne prenne la parole.
On ne peut que souhaiter que cette mobilisation exemplaire débouche sur la formation de Gilets Blancs, unis par la seule volonté de faire front face aux attaques du système et des lobbies antiracistes.
Mère courage
Arrivée sur le lieu du drame, la mère de Louis, entourée de ses proches et de sa sœur, assistante parlementaire du député RN du Var Philippe Lottiaux, a pris la parole après que les organisateurs de l’hommage eurent diffusé une chanson que Louis avait écrit pour elle: « Maman, j’ai trop de choses sur le cœur, combien de fois tu as essuyé mes pleurs ? » Après avoir ravalé ses propres larmes, la mère se reprend très vite et engage le combat contre le système. Plus question de composer ou de louvoyer. Elle pose clairement les termes du combat à mener. « Je ne veux plus entendre parler d’excuses de minorité….Ce n’est pas entendable que tes assassins ne passent que huit, dix ans de prison ou vingt pour les plus âgés. Je me battrai pour qu’ils prennent tous 30 ans de peine ferme, incompressible » déclare-t-elle sous un tonnerre d’applaudissements pendant qu’une partie de la foule scande « Justice pour Louis ». Et de conclure : « Nous allons redonner tout son sens au mot perpétuité, je le ferai pour toi mon fils. »
Message reçu cinq sur cinq par Marion Maréchal. Puisse ce message être entendu par d’autres responsables politiques à moins que les personnes présentes à cet hommage ne se mobilisent à nouveau pour tenir tête à Darmanin et à tous ceux pour qui le mot perpétuité est un gros mot.
Françoise MONESTIER







