Comme Dumézil, Sacha Guitry n’a pas échappé au terrorisme intellectuel en l’occurrence, celui de l’épuration, et qui continue même à faire des victimes post-mortem, comme Dumézil, dont je parlais dans une chronique précédente.
Mais Sacha Guitry a moins besoin que d’autres d’être défendu. Des acteurs comme Jean Piat, Jacques Lorcey, Pierre Arditi, Olivier Lejeune, Paul Meurice etc. l’ont magnifiquement fait par leur talent, en jouant ses pièces.
Guitry avait d’ailleurs magistralement répondu à ses détracteurs dans son livre 60 jours de prison, (deux tomes, éditions de l’Elan, 1949).
Les 168 pages du nouveau numéro de la revue Livr’arbitres ne sont pas consacrées qu’à Guitry. Les nouvelles parutions y tiennent une place importante et nous tiennent au courant des plus récentes parutions, couvrant d’ailleurs aussi bien la littérature étrangère que le cinéma, la bande dessinée ou la poésie.
Mais il faut dire un mot du second dossier de ce numéro de Livr’arbitres. Il est consacré à la littérature fantastique, avec évocation de Maupassant, J.H.Rosny, Barjavel, Stephen King, Pierre Guittaut, Serge Brussolo, notamment. Je ne suis pas une grande adepte de ce genre littéraire là, mais j’avoue que ces auteurs-là, qui ont mis leur plume à son service, ont su me séduire, ou plutôt me faire trembler. Je regrette toutefois, dans ce dossier, l’absence de Conan Doyle. Dans le genre fantastique, il reste pour moi le plus grand, le meilleur, même si l’écrasante notoriété de son Sherlock Holmes, a tendance à nous le faire oublier.
Madeleine Cruz
Livr’arbitres, n°53, mars 2026, « Sacha Guitry le magnifique. Portrait ».Chez Patrick Wagner 36 bis rue Balard 75015 Paris
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